Maury Pasquier Liliane · Ständerat · 2010-12-09
Maury Pasquier Liliane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2010-12-09
Wortprotokoll
J'ajoute quelques mots qui vont dans le sens de ce que vient de dire Monsieur David au nom de la Commission de politique extérieure.
J'insiste sur un aspect, celui de la répartition de notre aide publique au développement entre le secteur bilatéral et le secteur multilatéral. En effet, comme vous le savez, notre Parlement a décidé en 2008 de limiter la part de l'aide multilatérale à 40 pour cent du budget de la Direction du développement et de la coopération et de conserver la proportion 40 pour cent/60 pour cent. Or, si nous baissons les montants des crédits alloués et que nous nous en tenons à 0,45 pour cent du revenu national brut consacré à l'aide publique au développement, nous modifions de fait la répartition des crédits entre les aides au développement bilatérale et multilatérale. Cela nécessiterait notamment de remettre en question un certain nombre de décisions futures, notamment pour l'attribution de fonds aux banques de développement, voire au FMI.
Il ne s'agit pas de juger qu'un type d'aide est moins bon ou meilleur qu'un autre, mais simplement d'éviter qu'au fil des années, au fur et à mesure des engagements internationaux pris par la Suisse, on voie la part allouée à l'aide bilatérale réduite à la portion congrue. C'est bien pour éviter cela que les projets qui nous sont présentés aujourd'hui - non pas uniquement celui qui prévoit d'allouer 0,5 pour cent du revenu national brut à l'aide publique au développement, mais aussi ceux qui ont un lien avec notre politique dans ce domaine - tiennent compte de la répartition précitée.
Si nous y touchons aujourd'hui en acceptant la proposition Freitag, nous remettons en cause la décision qui avait été prise à une large majorité par les Chambres fédérales en 2008. Pour cette raison, j'aimerais insister sur la nécessité d'adopter le projet du Conseil fédéral et de vous en tenir à la proposition de la commission, qui a réuni une majorité, sachant de plus que le Conseil national vient de se rallier à notre décision concernant le budget 2011. Dans ce sens-là, il y a bon espoir que les choses - comme je l'ai dit tout à l'heure - deviennent plus claires et plus cohérentes.