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Marty Dick · Ständerat · 2011-03-02

Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2011-03-02

Wortprotokoll

Nous devons être reconnaissants à Madame Seydoux d'avoir soulevé ce problème, qui est absolument fondamental. J'ai déjà dit dans les débats précédents qu'au fond, ce n'est pas le conseiller fédéral approprié qui est présent aujourd'hui pour suivre ce débat; c'est le ministre de la culture qui devrait être là. En effet un livre, ce n'est pas une cacahuète, ce n'est pas un yaourt, ce n'est pas une chaussure de gymnastique: c'est un bien culturel! Et si nous prenons ces dispositions, c'est pour des raisons éminemment culturelles; c'est pour éviter qu'une activité culturelle précise ne soit étouffée par de simples considérations économiques. Donc, nous avons une mission éminemment culturelle. Si un pays n'arrive pas aujourd'hui à considérer cela comme une mission culturelle, c'est un pays qui est appauvri; c'est un pays qui est en train de perdre son âme.

Nous avons fait tout ce débat; nous avons rédigé cette loi pour des raisons éminemment culturelles, pour protéger la richesse de la production de livres, pour qu'il n'y ait pas seulement des "fast books", des livres à grand tirage que produit l'étranger, que les grands journaux ou les grandes maisons d'édition promeuvent et vendent comme des petits pains. Nous avons aussi fait tout ce travail pour promouvoir toute une activité culturelle de niche. C'est cela le sens de cette loi! Donc, la référence à l'article 69 de la Constitution qui parle de culture est juste.

L'article 103 parle de "soutenir les régions économiquement menacées et de promouvoir des branches économiques et des professions". Dès lors, il est peut-être juste de s'y référer, mais il est aussi fondamental de se référer à l'article 69 de la Constitution. Je remercie Madame Seydoux et je m'en veux de ne pas y avoir pensé moi-même avant!