Rossini Stéphane · Nationalrat · 2012-05-02
Rossini Stéphane · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion · 2012-05-02
Wortprotokoll
Notre système politique impose le dialogue et l'échange nécessaires à la recherche du consensus. Toutes nos institutions, toutes nos manières de fonctionner dans cette démocratie sont caractérisées par cet objectif de recherche du consensus.
Cela ne saurait se faire en se passant de bases de réflexion et d'action. Or, avec le programme de la législature 2011-2015, nous avons l'opportunité de saisir la chance d'une discussion sur un programme de législature, sur des lignes directrices, sur des projets concrets à construire. Certes, ce processus n'est pas parfait; chaque discussion d'un programme de législature génère plus ou moins de critiques. C'est, si l'on veut, la question du verre à moitié plein ou du verre à moitié vide qui est posée.
Pourtant, dans cette perspective, le groupe socialiste se tourne aujourd'hui du côté du verre à moitié plein et il saisit l'opportunité qui lui est donnée pour montrer, d'une part, l'intérêt de la conduite du contenu politique de la démocratie suisse et, d'autre part, son intérêt quant à la capacité de donner un sens à cette action pour les quatre prochaines années. Dans la commission, nous avons vu beaucoup d'engagement, beaucoup de propositions, beaucoup de débats et cela est réjouissant.
Pour le groupe socialiste, quelques éléments centraux doivent être mentionnés dans ce débat général d'entrée en matière.
D'abord, il faut débattre maintenant de ce programme de législature. Nous allons ainsi rejeter la proposition de la minorité de renvoi au Conseil fédéral. Il y a un temps pour tout: il y a eu le temps du message du Conseil fédéral; il y a eu le temps de la discussion en commission; le temps est venu de débattre dans ce conseil - peu importe les effets concrets que l'on pourrait regretter de certains côtés de l'échiquier politique. Je crois qu'aujourd'hui, l'essentiel est de tenir ce débat, car il est important.
Ce débat est important parce que, sur le fond, l'élaboration et la conduite des politiques publiques devront s'articuler autour d'un projet général qui, de notre point de vue, devra renforcer la cohésion sociale - peu importe les politiques publiques concernées par les objectifs. Tous nos axes d'action dans ce programme de législature - qu'il s'agisse de la question de l'égalité que nous remettons en première ligne dans ce programme, qu'il s'agisse des questions d'intégration, de formation, de pauvreté, des politiques de solidarité, du développement économique, du positionnement international de la Suisse ou du fédéralisme -, tous ces éléments doivent répondre à l'exigence de la cohésion sociale, de la cohésion nationale. Cela passe bien évidemment par le maintien, dans nos politiques publiques, de la question centrale de la cohésion, de la solidarité; cela passe par un esprit d'ouverture, par un esprit de modernisation et d'innovation. Cela s'inscrit par conséquent contre un conservatisme ou contre un repli sur soi qui pourraient être tentés dans certaines propositions. Cela s'inscrit aussi contre la seule pensée comptable comme élément de gouvernance de notre politique.
C'est dans cet esprit de construction des différents éléments qui relèvent de la cohésion sociale que le groupe socialiste entre en matière et formulera, dans la discussion par article, toute une série de propositions qu'il vous invitera à soutenir.