preparatory:AB 124973
Français Olivier · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2012-05-31
Wortprotokoll
Après le débat de ce matin sur le projet Via sicura (10.092), on entend d'encore plus folles contradictions, et le groupe libéral-radical s'en inquiète. En effet, certains remettent en question l'augmentation du prix de la vignette et pensent que les recettes provenant de l'augmentation prévue permettront de financer toute la liste des projets qui figure dans l'annexe. Mais ce n'est pas ce qui est écrit dans le message du Conseil fédéral. Si on prend en considération la totalité des projets de construction, il y en a pour 15 milliards de francs! Alors je ne peux comprendre ceux qui pensent que l'augmentation du prix de la vignette permettra de financer des travaux pour 15 milliards de francs et qui estiment que cette liste de projets est peut-être excessive.
En réalité, ces projets peuvent donner un coup de pouce pour réaliser des constructions que nous attendons tous. Il y en a d'ailleurs nettement plus que ceux qui sont énumérés dans la liste. On arrivera à financer des projets pour au plus 5 milliards de francs dans les 20 à peut-être 30 prochaines années.
On peut rassurer ceux qui ont des doutes. Vous acceptez tous - c'est en tout cas ce qu'on a entendu -, tous partis politiques confondus, que la Confédération prenne sous sa responsabilité des routes cantonales; le dispositif présenté prévoit également de reprendre les projets des cantons en rapport avec ces routes.
Qui défend les projets des cantons et quels sont-ils? Ce sont les projets de vos collègues politiques membres d'un exécutif, voire députés dans des législatifs cantonaux. C'est eux qui ont demandé des mesures en faveur de leur région. Je prends un exemple pour le canton de Vaud. Le trafic doit diminuer de 50 pour cent dans la ville de Lausanne. Où mettrons-nous les voitures demain, même si le trafic diminue de 50 pour cent? Comme par hasard, il sera reporté sur les routes nationales. Or le réseau des routes nationales étant déjà saturé, il n'y a pas de miracle, il faudra bien faire des travaux qui coûtent de l'argent et il faudra aussi que le Conseil fédéral tout comme notre Assemblée fédérale mettent des priorités aux projets.
Alors j'estime malheureux qu'on fasse un procès d'intention aux Bernois, aux Neuchâtelois ou aux Vaudois. Il y a des demandes légitimes, un report de responsabilité qui est prévu, c'est d'ailleurs la seule demande qui est faite aujourd'hui. Par ce moyen, on demande en tout cas le financement de l'exploitation, de l'entretien et de l'aménagement des routes reprises, soit des 376 kilomètres de route qui sont transférés à la Confédération, ainsi que quelques mesures d'accompagnement.
Certains d'entre vous cherchent à nous imposer une nouvelle façon de vivre. Je regarde plus particulièrement la gauche de l'hémicycle, qui demande finalement que demain, la population suisse habite à côté de son lieu de travail, qu'on réglemente également ses déplacements pour les loisirs. Mais si vous voulez connaître l'avis des Suisses, prenez connaissance du sondage qui a été fait par l'ARE, dont les résultats viennent de sortir. Il vous montrera les besoins de tous les jours de notre population: il y a la problématique du travail, tout comme celles des loisirs et des mesures d'accompagnement pour les gens qui ont une mobilité réduite et qui ont des besoins propres.
Je vous recommande la raison et non la passion: ces 100 francs vont finalement représenter une charge de l'ordre de 1 centime par kilomètre pour l'automobiliste qui fait environ 10 000 kilomètres par année! On peut lui demander de [PAGE 802] participer à 1 centime par kilomètre pour ces projets majeurs pour notre pays.