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Leuenberger Ueli · Nationalrat · 2012-06-05

Leuenberger Ueli · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2012-06-05

Wortprotokoll

La motion de notre ancien collègue Zisyadis soulève avec pertinence un problème qui existe pour beaucoup d'usagers des CFF. Il apparaît invraisemblable, pour lui comme pour moi-même, qu'au XXIe siècle un privilège de ce type ne soit réservé qu'à une seule catégorie de voyageurs.

La mobilité de l'ensemble du monde du travail a augmenté de manière importante, la nécessité d'utilisation des moyens informatiques également. Les CFF doivent prendre en compte les demandes légitimes de tous les voyageurs, et pas seulement celles des voyageurs des classes de transport supérieures. Pour avoir droit à une place de voyage et de travail équipée d'une table, d'une prise électrique, d'une lampe de lecture et d'un répéteur pour une meilleure réception de téléphonie mobile et une transmission de données optimisée, il faut être actuellement en possession d'un titre de transport de première classe.

Pour ceux qui travaillent, qui doivent se déplacer pour leur travail, ou sont même des pendulaires se déplaçant tous les jours, les équipements cités sont nécessaires - mais tout le monde n'a pas la possibilité de s'offrir un billet ou un abonnement de première classe. La différence de prix entre l'abonnement général de première classe et celui de deuxième classe est de 2000 francs: cela correspond, pour certains voyageurs, à la moitié d'un salaire mensuel, ou de plus d'un loyer mensuel.

Dans sa réponse négative du 18 août 2010, qui va certainement être répétée tout à l'heure, le Conseil fédéral insiste sur l'autonomie des CFF quant à la concrétisation des objectifs stratégiques que la Confédération, en tant que propriétaire, fixe aux CFF. Il n'en demeure pas moins que les besoins en équipements pour les moyens informatiques dans les trains - je pense évidemment principalement aux trains Intercity - deviennent de plus en plus importants.

Aujourd'hui, ce besoin se fait ressentir encore plus fortement qu'il y a deux ans au moment de la réponse écrite du Conseil fédéral à la motion que je défends ici devant vous. J'espère que les deux ans qui ont passé depuis la réponse du Conseil fédéral ont fait évoluer sa position et que l'expérience que vous faites vous incitera aussi à soutenir cette motion.

Permettez-moi encore une petite remarque générale: celles et ceux qui trouvent que l'abonnement de première classe n'est finalement pas si cher ont souvent l'abonnement gratuit, comme nous, parlementaires fédéraux.