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Marty Dick · Ständerat · 2011-03-17

Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2011-03-17

Wortprotokoll

Je saisis l'occasion de cette interpellation pour livrer quelques réflexions sur la situation actuelle du tourisme, et aussi pour exprimer un peu ma surprise. En effet, lors de la séance de la commission, Monsieur le conseiller fédéral Schneider-Ammann nous a dit que les moyens de Suisse Tourisme seraient augmentés. En fait, si on regarde bien les choses, le crédit-cadre de Suisse Tourisme subit une diminution, et on lui donne une tâche supplémentaire sur deux ans pour un marketing particulier dû à la situation du franc suisse. Mais les moyens qui sont consacrés aux marchés traditionnels seront diminués durant la période des quatre prochaines années si on en reste à ce que préconise le Conseil fédéral.

Je trouve que c'est une erreur, parce qu'on devrait arrêter d'effectuer du "stop and go". L'activité de marketing touristique demande une longue planification, des programmes développés sur le long terme. Il faut insister, travailler sur toute une clientèle.

A cela s'ajoute la tragédie du Japon. C'est presque indécent d'en parler dans ce contexte, mais, si déjà on parle de tourisme, on voit qu'en plus de la cherté du franc suisse, en plus de la faiblesse du dollar, un de nos marchés, qui est désormais devenu traditionnel et très porteur, va subir d'importantes baisses. Et, donc, il faudra adapter les stratégies sur d'autres marchés internationaux, et cela requiert des moyens conséquents.

L'offre touristique, c'est vrai, passe par des structures, demande des investissements et, surtout, passe par le marketing. L'élément essentiel reste encore la culture de l'hospitalité qui, elle, ne peut pas faire l'objet de subventions; on a cette culture ou on ne l'a pas. On devrait en tout cas faire tout son possible pour la maintenir et, surtout, la développer. Mais ce qui m'inquiète un peu, c'est de voir ces crédits alloués au marketing connaître des fluctuations, voire même maintenant une diminution, alors que notre présence sur les marchés internationaux devrait, dans les prochaines années - surtout étant donné ce qui se passe maintenant -, être renforcée vu les difficultés.

Ce n'est pas avec des actions à court terme qu'on résout les problèmes; c'est avec des investissements conséquents dans le marketing les nouveaux marchés.

Je le répète, cela exige et du temps et des moyens financiers. Ces moyens ne sont pas des subventions mais des investissements. On a déjà cité à plusieurs reprises des études indépendantes qui démontrent que chaque franc investi [PAGE 322] dans le marketing se concrétise par des nuitées, le paiement de taxes et d'impôts en Suisse. En définitive, nous avons, et cela a été démontré, un bilan positif.

L'investissement dans le marketing touristique, c'est comme l'investissement dans la recherche: il y a un retour sur investissement important pour notre pays.