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Simoneschi Chiara · Nationalrat · 2001-06-20

Simoneschi Chiara · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2001-06-20

Wortprotokoll

Prendo brevemente la parola per motivare il sì del gruppo democratico-cristiano e mio personale alla legge in esame. Lo farò ricordando alcuni fatti e svolgendo qualche considerazione riguardo al parere del Consiglio federale. I fatti sono già stati detti, ma vale la pena ripetere che le tre iniziative sono state inoltrate durante la sessione primaverile 2000 quale sostegno ad una mozione che è passata in Consiglio nazionale a larghissima maggioranza e che il Consiglio degli Stati ha trasformato in postulato. Gli iniziativisti hanno comunque voluto indicare una soluzione ad un problema, quello della mancanza cronica di specialisti nelle nuove tecnologie sul mercato del lavoro, partendo dalla valorizzazione delle risorse umane presenti sul territorio e non cercando invece altre scappatoie.

Passo ora alle considerazioni sul parere del Consiglio federale, parere negativo che, a dir la verità, ci ha sorpreso assai.

Nous sommes d'accord avec le Conseil fédéral sur une chose, c'est lorsqu'il dit, en effet, dans son avis du 30 mai 2001: "Le Conseil fédéral est pleinement conscient de l'importance des technologies de l'information .... pour l'avenir de l'économie. Il suit avec beaucoup d'attention les développements sur le marché du travail qui pourraient laisser présager une pénurie de professionnels qualifiés." De même, nous sommes d'accord avec les mesures prises en amont qui permettent la formation des jeunes d'aujourd'hui et leur succès de demain. Nous sommes par contre moins d'accord avec le Conseil fédéral sur le point suivant: nous sommes convaincus, d'une part, que l'on assiste dans ce domaine à une véritable révolution et non pas uniquement à un boom général, comme le pense le Conseil fédéral; d'autre part, que la formation continue sera toujours davantage une pièce maîtresse du développement économique et social de notre pays.

Nous proposons, avec ce projet de loi, une solution rapide, efficace, souple, dynamique et qui fait face aux besoins actuels, contrairement à ce que fait le Conseil fédéral. Je ne veux pas répéter et entrer dans les détails, parce que M. Christen, rapporteur, a déjà très bien expliqué comment est le projet. Je voudrais seulement dire que ce que nous vous proposons dans ce projet, c'est une nouvelle façon de procéder en matière de formation professionnelle continue en Suisse: le subventionnement entièrement axé sur la demande, avec des bons de formation. On essaie donc d'abattre deux barrières: les barrières financières que pourraient rencontrer les personnes qui veulent se former, mais aussi les difficultés des petites et moyennes entreprises.

Je voudrais maintenant passer au sujet sur lequel nous ne sommes pas du tout d'accord avec le Conseil fédéral. Nous ne partageons pas les commentaires et les constats qui sont écrits dans l'avis.

1. Concernant la problématique de la pénurie de spécialistes, je vous invite à consulter quelques documents dont voici quelques exemples. Dans une interview parue dans le magazine "Vision", M. Quadri d'IBM Suisse et M. Zehnder de l'EPFZ confirment le manque d'au moins 10 000 à 25 000 personnes. Un spécialiste des nouvelles technologies m'a confirmé que les besoins du marché se montent à 10 000 personnes au moins, étant entendu que d'autres personnes non officiellement qualifiées, les "Quereinsteiger", travaillent également en masse dans l'informatique. Dans un communiqué de presse du Conseil fédéral du 23 mai passé, on se réfère explicitement aux besoins de l'économie en spécialistes. Même l'administration fédérale souffre de la pénurie de spécialistes. Il y a eu un communiqué qui disait qu'il manquait 1500 personnes dans l'administration fédérale.

2. Le Conseil fédéral a peur de privilégier une branche. La révolution ICT touchant absolument toutes les branches économiques, du paysan au chirurgien, de l'industrie au tertiaire, elles profiteront toutes des spécialistes ICT.

3. Enfin, on cite les mesures que la Confédération a déjà prises en matière de formation. Ces mesures étaient déjà connues l'année passée, mais on sait également que ces mesures n'auront d'effet que dans quatre ou cinq ans.

Quelles sont alors les conclusions à tirer du refus du Conseil fédéral? D'abord, on pourrait penser qu'on ne veut pas s'engager dans la formation continue pour une question d'"Ordnungspolitik" - l'Etat n'a rien à faire là. Pourtant ce projet de loi fédérale limitée dans le temps reprend ce que prévoit la loi sur la formation professionnelle dont nous débattrons en septembre. Dans le message du Conseil fédéral sur la loi fédérale sur la formation professionnelle, on souligne que la formation continue est un instrument stratégique très important pour accompagner les changements structurels, pour maintenir la compétitivité de l'économie, pour diminuer et anticiper le risque d'exclusion des personnes du marché du travail. Donc, nous voyons que le Conseil fédéral est en contradiction avec lui-même s'il pense ne pas s'engager.

Ensuite, nous pourrions déduire qu'on préfère réparer le jouet lorsqu'il est cassé, c'est-à-dire dépenser l'argent de la caisse de chômage quand les personnes sont déjà au chômage et quand c'est peut-être trop tard.

Enfin, on refuse de faire face à la situation actuelle sous prétexte que demain, on sera prêt. Le Conseil fédéral s'est en effet déjà engagé avec le programme PPP, "Schulen ans Netz" qui coûte aussi 100 millions de francs. Ce faisant, on forme aux nouvelles technologies des jeunes. C'est très bien, c'est très important, mais nous ne devons pas jouer un projet contre l'autre. C'est complètement faux, les deux projets sont complémentaires. Je pense que nous devons préparer l'avenir et donc parer maintenant à la pénurie.

Je vous demande de voter l'entrée en matière.