Savary Géraldine · Ständerat · 2012-09-18
Savary Géraldine · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2012-09-18
Wortprotokoll
En préambule, je déclare mes intérêts: je suis membre du conseil de l'association Swiss Innovation Park et, à ce titre, je suis ce projet depuis sa naissance. Je m'en souviens encore, c'est notre collègue du Conseil national Ruedi Noser qui a lancé cette idée d'un parc de l'innovation à Dübendorf, pour utiliser les terrains de la Confédération. C'est né sur la base d'un enthousiasme, et il y a maintenant une discussion au niveau parlementaire pour savoir de quelle manière la Confédération doit accompagner cette idée. [PAGE 773]
Comme parlementaire, je considère qu'il n'y a pas de raison, quand une idée émerge d'une région du pays, qu'elle ne contamine pas d'autres régions du pays. Et il serait dommage que les bonnes idées ne passent pas les frontières linguistiques du pays. Cette idée d'un parc suisse d'innovation est une idée excellente qui, partant de Dübendorf, doit maintenant devenir nationale. Et pour que ce projet soit national, il faut qu'il trouve une assise dans toutes les régions linguistiques du pays, certes particulièrement autour des sites des deux écoles polytechniques fédérales, dans le canton de Vaud et le canton de Zurich, mais pas seulement. En effet, il n'est pas impossible que des entreprises, des HES, dans les cantons, en collaboration avec les collectivités publiques, soient intéressées à mettre à disposition des sites pour créer des parcs d'innovation.
Il serait dommage, au moment où nous discutons d'une loi sur l'innovation, de brider dès le départ les potentiels d'innovation qui existent autour de ce projet. La proposition de la majorité qui vous est soumise prévoit cette souplesse, puisque, avec une formulation impérative, le parc d'innovation sera de facto installé au moins sur deux sites. Cela assure donc l'ambition nationale de ce parc. Cela donne aussi la possibilité à d'autres cantons que ceux de Vaud et de Zurich de mettre à disposition des sites pour le parc suisse d'innovation. Ce n'est pas, je crois, une inflation, mais plutôt la résolution de mettre en réseau les volontés.
Cette structure en réseau correspond à l'esprit helvétique. On a la même pour le Musée national suisse ainsi que pour d'autres organisations. Cela correspond à notre volonté de faire à chaque fois l'effort d'intégrer toutes les régions du pays, de faire en sorte que les régions du pays s'approprient un projet et, de facto, sa population aussi.
Je vous invite donc à adopter la proposition de la majorité de la commission.