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Tornare Manuel · Nationalrat · 2012-12-06

Tornare Manuel · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2012-12-06

Wortprotokoll

Dans les arguments de la minorité Riklin Kathy, on peut retenir que la coopération avec le FMI - non seulement ce crédit-cadre, mais aussi le siège suisse au conseil d'administration - revêt une importance centrale pour notre pays. En effet, compte tenu de son économie ouverte, de sa monnaie et de son importance en tant que place financière, la Suisse dépend étroitement de la stabilité du système monétaire et financier international, c'est ce qui a été dit. S'ils sont effectivement utilisés par le FMI, les moyens en question bénéficient des intérêts du marché, cela a été dit tout à l'heure. A ce titre, leur mise à disposition représenterait une bonne affaire pour la Banque nationale suisse. En outre, la Suisse donne les moyens en question directement et exclusivement au FMI et non pas à l'UE ou à certains pays membres de celle-ci. Par conséquent, le risque de défaillance resterait extrêmement faible.

La Suisse s'est engagée à fournir une somme de 10 milliards de dollars. En proposant un crédit-cadre de 15 milliards de francs, le Conseil fédéral veut éviter la nécessité - cela a été dit par Madame la présidente de la Confédération - de consulter à nouveau le Parlement. Une partie des 5 milliards de francs servira à couvrir d'éventuelles fluctuations du taux de change. Ainsi, la somme de 15 milliards de francs équivaudrait à l'anticipation d'une forte appréciation de la monnaie américaine, tandis que la somme de seulement 10 milliards de francs signalerait l'attente que le franc suisse resterait à un niveau élevé. Le reste des 5 milliards de francs établirait une réserve considérable pour d'éventuelles actions entreprises dans le cadre de l'aide monétaire complémentaire. On espère bien entendu que la totalité de la somme ne sera pas utilisée, cela a été dit à maintes reprises.

On a entendu Madame Riklin défendre la proposition de la minorité à l'article 1 alinéa 1. On estime qu'il s'agit non seulement de la crise de l'euro, mais aussi d'autres crises monétaires possibles. En effet, le mandat du FMI est sans équivoque: veiller sur la stabilité du système monétaire et financier à l'échelle mondiale. Pour ce faire, l'institution a besoin de partenaires fiables qui, en cas de crise, sont prêts à accorder les moyens nécessaires. Il convient de noter, à titre d'information, qu'en octobre 2012, les réserves de la BNS s'élevaient à 500 milliards de francs.

Le crédit-cadre de 15 milliards de francs prévu a été rejeté, par 15 voix contre 5 et 4 abstentions.

En ce qui concerne la proposition Haller, je reprends les propos de ma collègue Schneider-Schneiter, rapporteure de langue allemande. Madame Haller propose un compromis helvétique: 12,5 milliards de francs, soit une moyenne entre 15 milliards selon le Conseil fédéral et 10 milliards selon la majorité de la commission. Selon l'auteure de la proposition, cela servirait à absorber les fluctuations des taux de change. Cela n'a pas été discuté en commission, comme Madame Schneider-Schneiter l'a dit. On peut aussi dire sans être polémique que les reproches à l'encontre d'un crédit-cadre de 15 milliards de francs valent pour un crédit-cadre de 12,5 milliards de francs!