Bugnon André · Nationalrat · 2006-06-19
Bugnon André · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2006-06-19
Wortprotokoll
En l'absence du président du conseil, Monsieur Janiak, et comme Madame Egerszegi préside cette séance, j'apporte les réponses aux trois questions posées qui concernent le Bureau.
Les deux premières questions ont été groupées. Je réponds en tant que membre du Bureau, mais pas au nom du Bureau, car il n'a pas traité les questions susmentionnées.
La banderole évoquée, "Fussball regiert" - "Le football gouverne", en français -, constitue un des aspects de la communication liée au chantier du Palais du Parlement. C'est la commission en charge du projet et de la surveillance de tous les travaux qui auront lieu dans le bâtiment qui est à l'origine de cette proposition; la Ville de Berne a été consultée et le projet a été approuvé par les présidents des chambres.
Techniquement nécessaires, les bâches qui recouvrent le bâtiment du Parlement se prêtent à des mesures de communication. L'inscription "Fussball regiert" est la première d'une série de citations à venir - dans d'autres langues nationales également et portant sur des sujets complètement différents. Sur le fond, l'objectif visé est, à partir d'un message manifestement ironique, d'attirer l'attention du Parlement et du gouvernement sur d'autres phénomènes de société, de provoquer aussi quelque peu les passants et de pousser ainsi les gens à la réflexion.
Dans le contexte actuel d'une surmédiatisation absolue de la Coupe du monde de football, une telle inscription a justement pour finalité de poser la question de savoir qui gouverne réellement à l'heure actuelle. Est-ce le football, ainsi qu'on pourrait être amené à le croire - on peut se poser la question cet après-midi aussi? Ou ne seraient-ce pas plutôt nos institutions politiques malgré tout, qui sont en ce [PAGE 977] moment même en train de travailler derrière cette banderole, les échafaudages et les murs du Palais du Parlement?
Une réflexion est actuellement menée sur d'autres utilisations possibles des bâches qui recouvrent le bâtiment du Parlement à des fins de communication. Des telles inscriptions étant par définition provisoires, il n'est pas choquant qu'elles aient parfois un côté un peu non conventionnel ou pas trop sérieux.