Couchepin Pascal · Bundesrat · 2009-06-12
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2009-06-12
Wortprotokoll
Monsieur Rime, permettez-moi quand même de vous faire part de ma surprise à propos de votre argumentation. Si je comprends bien, la minorité Baader Caspar veut biffer complètement l'alinéa, c'est-à-dire l'essentiel de l'article, soit l'augmentation de la TVA. Vous nous proposez là un bouleversement de dernière minute! La majorité, elle, propose simplement d'en rester à l'essentiel de l'article, de s'en tenir à la parole donnée. Elle modifie un point de détail - c'est vrai, elle le modifie, et il faut l'accepter. Il faut séparer ce qui est important de ce qui est secondaire. Mais vous, vous proposez de revenir totalement sur une chose qui a été votée par l'Assemblée fédérale et qui a suivi une procédure normale. Par conséquent, je dois dire que je suis un peu surpris par le fait que vous invoquiez la continuité, alors que vous êtes l'exemple complet de la non-continuité en proposant ce changement.
Mais je crois que l'essentiel ne réside pas là. Il réside plutôt dans le fait de savoir si, dans ce pays, on veut aller de crise en crise, provoquer des difficultés secteur par secteur, provoquer un jour un drame chez les paysans, provoquer une autre fois un drame dans un autre domaine et, en particulier ici, provoquer des difficultés considérables auprès des gens les plus faibles.
Tout le monde sait qu'il y a peut-être parfois des abus; tout le monde sait que l'on veut combattre ces abus; tout le monde sait que l'assurance-invalidité prend les mesures nécessaires pour les combattre. Mais il est bien possible qu'il demeurera quand même, une fois ou l'autre, des cas pouvant susciter le scandale. Cela dit, l'immense majorité des gens qui sont à l'assurance-invalidité, qui y seront demain, sont des gens qui ont véritablement un problème. C'est un devoir de solidarité, un devoir d'humanisme que d'accepter de consolider cette institution et d'augmenter de 4 francs sur 1000 francs - de 40 francs sur 10 000 francs - la TVA pour une période limitée, afin de montrer que ce pays n'est pas fait seulement de conflits mais qu'il est uni et qu'il est capable, même dans les périodes un peu plus difficiles, de soutenir les plus faibles.