Couchepin Pascal · Bundesrat · 2001-09-24
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2001-09-24
Wortprotokoll
En ce qui concerne l'accord signé par les partis gouvernementaux, il n'a pas été porté à ma connaissance. Je crois que personne ne peut empêcher le Parlement et plus particulièrement les gens qui, ici, n'appartiennent pas aux partis gouvernementaux de lancer un débat sur des sujets qui les préoccupent, notamment celui-là.
Nous n'allons pas devancer les événements. La lutte contre le terrorisme et la lutte à long terme contre ces nouvelles formes d'action extrêmement dangereuses nécessitera un certain temps. Tout d'abord, on doit sortir de cette crise avant de pouvoir juger ce que ce pays doit faire de manière durable et sur le long terme, si bien que le Conseil fédéral n'envisage pas pour l'instant de faire spontanément une déclaration. Si le Parlement le lui demande, il va de soi que nous sommes les serviteurs des représentants du peuple et que nous répondrons, peut-être pas de manière aussi complète que vous le souhaitez vu l'état de maturation de nos réflexions, qui n'est pas terminé; on ne mesure pas encore toutes les conséquences de cet épouvantable drame.
En ce qui concerne les actions pour la paix, là non plus nous ne pouvons pas faire beaucoup de choses seuls. Il faut le faire en coopération avec d'autres. Le Conseil fédéral a décidé la semaine passée de prendre contact en particulier avec des gens qui nous sont un peu plus proches, c'est-à-dire les pays qui sont membres de notre groupe de vote au FMI et à la Banque mondiale - dont le Tadjikistan. Car si la guerre devait prendre une certaine proportion en Afghanistan, le Tadjikistan, qui est un des membres de notre groupe de vote, sera très rapidement affecté par l'afflux de réfugiés. Si nous pouvons, dans un cas très précis, apporter notre contribution modeste à ce pays voisin de l'Afghanistan, nous le ferons.
En résumé, nous faisons tout ce qui est possible dans le cadre de la communauté internationale. Nous n'avons pas pris d'initiative individuelle spectaculaire, car je crois qu'il faut mesurer notre force relative dans le monde, mais nous essayons d'aider ponctuellement les gens qui nous sont proches, en particulier les membres de notre groupe de vote.