Favre Charles · Nationalrat · 2011-04-14
Favre Charles · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2011-04-14
Wortprotokoll
Le groupe libéral-radical est opposé à cette modification de loi et à ce crédit de financement, tout simplement pour des raisons de cohérence.
Nous avons défini une politique agricole, depuis de nombreuses années, et en particulier par le biais de la Politique agricole 2011. Cette décision remonte à 2007, et nous avons donc poursuivi notre politique agricole qui consiste à augmenter les paiements directs et à diminuer les soutiens au marché. Dans ce cadre-là, nous avons décidé de supprimer la subvention à l'exportation de bovins. Cette suppression est entrée en vigueur au début 2010, c'est-à-dire il y a un peu plus d'une année à peine et, déjà, nous revenons sur le principe même de cette politique agricole. Bien entendu, il ne s'agit pas là de milliards, mais seulement de 4 millions de francs. Cependant, pour une question de cohérence politique, nous devons poursuivre dans la voie que nous avions tracée à l'époque.
Pourquoi avions-nous été dans la direction d'une suppression progressive des soutiens au marché? Tout simplement pour nous préparer à des échéances inéluctables, notamment dans le cadre de l'OMC, puisque vous savez que ce genre de subventions sera interdit. Bien entendu, les négociations du cycle de Doha piétinent, nous le savons toutes et tous, mais ce n'est ni une raison pour piétiner de notre côté aussi, ni même pour emprunter le chemin opposé.
De plus, réfléchissons à cette mesure sous l'angle économique: nous parlons de 6000 bovins sur 700 000 bovins dans tout le pays, et nous voulons en subventionner l'exportation alors que nous importons chaque année environ 20 000 têtes de bétail.
Ainsi, nous allons dans la fausse direction avec cette modification légale. Nous devons poursuivre la politique que nous avons voulue. Il est du reste extrêmement étonnant que, dans le cadre d'une consultation des cantons - qui, normalement, assument cette politique et l'approuvent -, ceux-ci nous répondent: "Dans ce cadre-là, nous pourrions revenir en arrière."
Les propositions qui vous sont faites dans le cadre de cette modification légale sont à notre avis inefficaces. Elles vont à l'encontre de notre politique agricole et n'ont pas d'avenir.
C'est la raison pour laquelle nous vous proposons de ne pas entrer en matière sur cette modification légale et de rejeter l'arrêté de financement.