Cassis Ignazio · Nationalrat · 2012-03-08
Cassis Ignazio · Nationalrat · Tessin · FDP-Liberale Fraktion · 2012-03-08
Wortprotokoll
Nous sommes ici à la section 2, "Vaccinations", la partie la plus délicate de cette loi. Dans cette section 2, à l'article 20 alinéa 1, il est question d'un plan national de vaccination. Les médecins le savent, c'est depuis des décennies le cas: tous les enfants en Suisse sont vaccinés de la même manière, selon un plan [PAGE 319] qui est préparé par des médecins spécialistes, par des techniciens. A l'article 21, le rôle des cantons est spécifié: les cantons encouragent la vaccination, informent, contrôlent la couverture vaccinale - c'est ce que je faisais il y a quelques années quand j'étais médecin cantonal au Tessin - et veillent à ce que les personnes visées par les recommandations reçoivent une vaccination complète. C'est justement cette dernière phrase, que je viens de mentionner, que Madame Estermann aimerait biffer avec sa proposition individuelle. Cette question n'a pas été discutée en commission, mais le sens de la mesure d'encouragement de la vaccination est évidemment de permettre aux cantons de faire leur travail qui est un travail d'information, de mise à disposition de la vaccination et aussi de surveiller que le calendrier vaccinal soit complété.
Que se passe-t-il si des enfants sont vaccinés contre la rougeole de manière insuffisante, c'est-à-dire trois fois au lieu de quatre, quatre fois au lieu de cinq, etc.? Leur immunité personnelle est moins bonne, et le risque d'une épidémie est plus grand. La Suisse occupe actuellement en Europe une mauvaise place dans le score des pays à risque pour la rougeole. La rougeole est une maladie infantile avec beaucoup de petits boutons rouges, comme on l'a vu tout à l'heure sur le tableau de vote lors de la votation au Parlement. Cette maladie n'est pas inoffensive, car elle peut amener à l'hospitalisation des enfants atteints et laisser des séquelles importantes, voire même conduire à la mort. Il est donc normal que les cantons fassent des efforts pour que les enfants soient vaccinés de manière complète et correcte. Ceci fait partie tout simplement de leurs tâches.
La commission n'a pas discuté de la proposition Estermann, mais la grande majorité de ses membres était de l'avis que les cantons ont un rôle à jouer et qu'ils doivent le faire correctement.
Je vous invite donc à rejeter la proposition Estermann.