Aubert Josiane · Nationalrat · 2011-06-14
Aubert Josiane · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2011-06-14
Wortprotokoll
Selon l'article 5, cette loi doit améliorer la coordination dans le paysage des hautes écoles suisses. N'oublions pas que les hautes écoles sont d'abord là pour les étudiants.
La proposition de la minorité Pfister Theophil prévoit le retour à une "cantonalisation" et à un morcellement des hautes écoles, les laissant libres de faire ce qu'elles entendent, chacune pour leur compte, dans des domaines si importants pour les étudiants que sont les taxes d'études, les bourses et prêts octroyés, les quotas d'étudiants étrangers, la langue employée. Pour couronner le tout, la Confédération pourrait en rajouter une couche, puisque la proposition de la minorité prévoit que la Confédération pourrait fixer ses propres critères, conditionnant le versement de ses contributions. Bonjour l'accessibilité aux études et l'ouverture sur le monde! Une telle évolution serait un pas vers le passé et une provincialisation de notre système tertiaire, qui serait même à certains égards en porte-à-faux avec les accords internationaux liés à Bologne ou à la facilitation de la mobilité des étudiants.
Cette loi est un pas timide vers une meilleure coordination du système de formation suisse. Elle crée les organes où les responsables institutionnels pourvoyeurs de fonds publics de cette formation se retrouvent pour débattre et décider au niveau national des mesures minimales nécessaires à une articulation harmonieuse de l'ensemble du système. Ne la vidons pas de sa substance par de telles propositions.
Au nom du groupe socialiste, je vous invite fermement à rejeter la proposition de la minorité Pfister Theophil.