Maury Pasquier Liliane · Ständerat · 2011-09-13
Maury Pasquier Liliane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2011-09-13
Wortprotokoll
Je dirai quelques mots sur ce sujet dont nous débattons depuis fort longtemps. La demande forte et légitime soutenue par sept cantons, beaucoup de parlementaires et une large partie de la population risque fort de finir en queue de poisson. Cette demande, comme vous le savez, consiste à inscrire dans la loi l'interdiction de transit par la Suisse d'animaux destinés à l'abattage. Cette interdiction est pour l'instant limitée à certains animaux - les bovins, les moutons, les chèvres et les porcs -, limitée dans sa portée, puisqu'elle n'est inscrite que dans l'ordonnance, et limitée dans le temps puisqu'elle est provisoirement consentie à la Suisse dans le cadre de l'Accord bilatéral relatif aux échanges de produits agricoles conclu avec l'Union européenne. Puisque ce conseil a déjà refusé deux fois d'inscrire cette interdiction de transit dans la loi, je ne m'entêterai pas comme une mule. Et, comme plusieurs de mes collègues de la commission, j'ai renoncé à déposer une proposition de minorité.
Je voudrais simplement dire ici que je n'en reste pas moins à cheval sur certains principes. Le respect du vivant est l'un d'eux. A cet égard, force est de constater que le transport interminable d'animaux par la route, dans des conditions cruelles et à des centaines de kilomètres de leur enclos d'origine est profondément contraire à une agriculture durable et à la protection des animaux. A ce double titre, je déplore que ce conseil s'entende comme chien et chat à ce sujet avec le Conseil national. Je crains qu'un nouveau refus ne vienne consacrer la politique de l'autruche pratiquée par la Suisse en la matière, celle qui consiste à regarder passer le train ou plutôt le camion plein d'animaux et à fermer les yeux pour surtout ne rien voir et surtout ne rien faire.
[VS]