Darbellay Christophe · Nationalrat · 2011-09-22
Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Fraktion CVP/EVP/glp · 2011-09-22
Wortprotokoll
Il s'agit ici de l'aide à l'exportation de bétail. Il s'agit d'une mesure qu'on pourrait classer dans la catégorie de celles qui concernent des petites causes qui ont de grandes conséquences. On parle ici de quelques millions de francs - et je vous rappelle quand même qu'hier, on a adopté un paquet de 870 millions de francs pour des mesures contre le franc fort! Les 5 millions dont il est question ici seront d'ailleurs compensés intégralement dans le budget agricole par les paiements directs. Par conséquent, il s'agit là aussi d'une mesure importante.
La situation n'a, depuis belle lurette, jamais été aussi dramatique pour les éleveurs. C'est l'heure des désalpes, c'est l'heure de vérité pour ceux qui veulent vendre le produit de leur élevage, qui veulent vendre du bétail bovin, et aussi pour les éleveurs d'une race qui nous tient tellement à coeur, une race indigène, celle des chevaux Franches-Montagnes qui étaient assez demandés, très demandés même sur le marché allemand, mais qui sont aujourd'hui en train de disparaître du marché.
Il en va de même pour le bétail bovin. Nous savons que les éleveurs suisses font partie pratiquement des meilleurs du monde, mais il y a la question du prix; il y a aussi le fait que la conclusion du cycle de Doha de l'OMC n'est pas encore en vue et aussi que, simplement, le niveau dramatiquement bas de l'euro nous met dans une situation où les marchés sont en train de se bloquer totalement. Or si l'on doit se préparer de toute manière à des marchés plus ouverts et plus concurrentiels, il est clair que si on laisse la place vide maintenant, eh bien ces marchés disparaissent. Preuve en est que lorsqu'on avait encore cette mesure, on était à 5500 têtes de bétail exportées et qu'on est tombé aujourd'hui en dessous de 100, ce qui est un niveau dramatiquement bas.
Je crois que, vis-à-vis des éleveurs bovins en Suisse, vis-à-vis de l'agriculture de montagne, qui est pratiquement la source de l'élevage en Suisse, vis-à-vis des éleveurs de chevaux Franches-Montagnes, il faut aujourd'hui donner un signal fort. Ce n'est pas un montant très important; en plus, il sera intégralement compensé. Je pense que si l'on sait garder la juste proportion des choses, on voit que, d'un côté, on donne 870 millions de francs - et cela a passé ici pratiquement comme une lettre à la poste -, de l'autre, le 14 avril dernier, l'entrée en matière sur ce projet issu de l'initiative parlementaire Bigger était acquise très largement - la levée du frein aux dépenses avait été manquée pour 3 voix. Je crois donc qu'aujourd'hui, on peut corriger cette situation. Le Conseil des Etats a vu les choses un peu autrement, mais il manquait une quinzaine de conseillers aux Etats dans la salle, soit à peu près un tiers du conseil.
Par conséquent, je crois qu'il faut aujourd'hui corriger cette situation et vraiment suivre la minorité pour donner un signal fort à l'agriculture.