Recordon Luc · Ständerat · 2014-06-05
Recordon Luc · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2014-06-05
Wortprotokoll
Je voudrais mettre une chose en perspective: ce dossier est probablement l'un des plus lancinants de notre vie politique. Il remonte à l'immédiat après-guerre. Sans en appeler à de trop longues réflexions historiques, je pourrais dire, par exemple, que celui qui allait devenir bien plus tard le conseiller fédéral Jean-Pascal Delamuraz animait les organes de l'Union nationale des étudiants de Suisse dans les années 1950-1960, à une époque où on avait des préoccupations extrêmement analogues à celles d'aujourd'hui. On se disait déjà qu'il fallait harmoniser et égaliser, favoriser l'égalité des chances, unifier les conditions faites par les cantons pour l'octroi des bourses d'études. Franchement, on n'a pas avancé très vite!
Ayant moi-même été membre des organes de l'Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) dans les années 1970, j'ai pu constater que, par rapport à l'époque Delamuraz, on n'avait pratiquement pas bougé. De petits pas ont été accomplis, mais les pas ont été faits dans certains cantons plutôt que d'autres. Il y a eu une harmonisation de ce que les cantons se versent entre eux. Mais on doit bien admettre que quelque 60 ans, probablement, après le moment où la prise de conscience du problème a eu lieu, nous n'avons toujours pas de solution. Même ce qui est prévu dans le contre-projet indirect à l'initiative populaire de l'UNES - que l'UNES a d'ailleurs mis longtemps à décider de lancer, parce qu'elle a longuement fait confiance à nos autorités - est très moyennement satisfaisant.
De telle sorte qu'en l'état actuel de nos travaux, je pense que l'initiative garde son sens et que nous devons lui accorder une recommandation positive.