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Hiltpold Hugues · Nationalrat · 2013-06-17

Hiltpold Hugues · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion · 2013-06-17

Wortprotokoll

J'interviens au nom du groupe libéral-radical au sujet du DETEC et plus spécifiquement de Swisscom. L'année passée, dans le cadre du même exercice, l'examen du rapport de gestion du Conseil fédéral, j'avais demandé au Conseil fédéral de suivre attentivement les défis que Swisscom devrait relever à l'avenir et plus spécifiquement les activités de Swisscom à l'étranger. Ces dernières années, Fastweb n'est pas parvenue à défendre sa forte position dans le segment de la clientèle commerciale et a connu un recul sensible de son chiffre d'affaires et de sa part de marché dans la clientèle privée, avec pour conséquence une baisse de la valeur de la participation dans Fastweb bien que le résultat d'exploitation soit resté stable.

Qu'en est-il aujourd'hui? La situation est meilleure, mais elle n'est pas encore optimale. La filiale italienne a repris le chemin de la croissance avec une légère hausse de ses ventes, de l'ordre de 0,5 pour cent et elle a été le prestataire de services ayant gagné l'année passée le plus de clients en Italie. L'attention portée à Fastweb devra être maintenue, car jusqu'à aujourd'hui Fastweb n'a pas complètement répondu [PAGE 1018] aux attentes en matière de développement, de parts de marché, et surtout pas en matière de rentabilité.

Des activités diversifiées à l'étranger sont le garant du succès de Swisscom. Il conviendra de renforcer durablement la position de l'entreprise sur le marché transalpin en développant une stratégie d'entreprise tenant compte des changements contextuels avec pour but non seulement une augmentation du chiffre d'affaires, mais surtout des bénéfices à l'étranger.

L'année passée, j'avais aussi évoqué les frais de "roaming" (itinérance), à savoir les frais de Natel pour les communications passées depuis l'étranger. Swisscom avait alors indiqué que, grâce à une meilleure transparence et surtout grâce à la concurrence, les prix dans le domaine de la téléphonie baisseraient et que le problème des frais élevés d'itinérance se réglerait de lui-même grâce aux nouvelles technologies. Qu'en est-il aujourd'hui? Ces frais ont certes baissé l'année précédente, néanmoins insuffisamment. Ces frais de téléphonie pour les communications passées depuis l'étranger restent trop élevés pour le citoyen suisse, à plus forte raison lorsqu'on les compare avec les tarifs en vigueur dans des pays voisins, qui sont eux nettement plus bas. Il faut donc prévoir des frais d'itinérance plus bas et ceci rapidement, sans quoi il risque d'y avoir une introduction de prix plafonnés pour les appels, les SMS et l'Internet mobile réalisés depuis l'étranger.

C'est ce que Swisscom semble commencer à comprendre, dans la mesure où les tarifs d'itinérance valables à partir du 1er juillet 2013 semblent aller dans la bonne direction et présentent des tarifs fortement abaissés. Et c'est tant mieux pour le consommateur!

Mais il faut maintenir la pression, car la tarification proposée ne tient pas compte d'une adaptation en fonction de la zone euro. Pour ne pas devoir légiférer, la réglementation doit se faire par la concurrence. Pour cela, nous en appelons à la responsabilité des fournisseurs de télécommunications, à plus forte raison quand il s'agit d'un grand acteur concurrentiel comme Swisscom.

Je vous invite à prendre acte de ce rapport.