Moret Isabelle · Nationalrat · 2014-03-20
Moret Isabelle · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2014-03-20
Wortprotokoll
Le Parti libéral-radical s'est engagé avec conviction contre l'initiative populaire "contre l'immigration de masse".
Nous, à savoir la majorité des membres du Parlement, devons maintenant admettre que nous avons perdu et respecter le vote du peuple. Notre premier devoir, en tant que Parlement, est d'assurer notre plein soutien au Conseil fédéral dans la mise en oeuvre de l'initiative. Nous ne pouvons pas faire de la cogestion: nous ne pouvons pas définir une stratégie à la place du Conseil fédéral et nous ne pouvons pas négocier avec l'Union européenne à la place du Conseil fédéral. Ceci, c'est le rôle du Conseil fédéral, et il nous appartient, à nous, de soutenir le Conseil fédéral dans ses démarches, tous partis confondus, gagnants ou perdants du 9 février dernier.
Proposer une adhésion à l'Union européenne est irresponsable étant donné les résultats du 9 février dernier, et c'est saboter les effort du Conseil fédéral. Menacer de lancer une nouvelle initiative de mise en oeuvre de la première à peine quinze jours après cette votation, alors que l'initiative acceptée prévoit un délai de trois ans, c'est saboter les efforts du Conseil fédéral. Proposer que le Conseil fédéral prenne des mesures urgentes par voie d'ordonnance, comme le propose le groupe UDC, c'est ne pas assumer les conséquences de sa propre initiative qui laisse un délai de trois ans au Conseil fédéral et qui - c'est un oubli - ne donne pas de base constitutionnelle au Conseil fédéral pour agir par voie d'ordonnance. Enfin, exiger un simple accord de libre-échange avec l'Union européenne au lieu des Bilatérales, c'est tirer une fausse conclusion de la votation du 9 février et c'est saboter les efforts du Conseil fédéral, qui tente de poursuivre la voie bilatérale.
Le Conseil fédéral s'est exprimé à plusieurs reprises depuis le 9 février. Nous avons tous pu, dans nos commissions respectives, poser toutes les questions que nous voulions aux conseillers fédéraux en charge de ce dossier. Le président de la Confédération s'est également largement exprimé, dans le cadre du rapport sur la politique extérieure 2013. Il a, à ce moment déjà, répondu à toutes les questions qui figurent dans les interpellations de ce jour. Voilà pourquoi le groupe libéral-radical n'a pas déposé d'interpellation urgente.
Vous souvenez-vous combien de parlementaires sont venus poser une question intermédiaire à Monsieur Burkhalter, président de la Confédération? Aucun. C'est bien la preuve que ce débat d'actualité ne sert qu'à faire mousser les partis. Je vais donc profiter des deux minutes qui me restent pour me livrer à cet exercice.
Le vote du 9 février est d'abord l'expression de la peur d'une Suisse à dix millions d'habitants et un oui à une politique d'immigration plus sévère. Depuis 2009, le groupe libéral-radical exige - dans ses prises de position, dans ses interventions parlementaires - une politique d'immigration sévère mais juste. Certaines de nos propositions ne nécessitaient même pas de modifications de lois. Si nous l'avons fait, c'est que nous avons senti cette crainte dans la population, en particulier en Suisse allemande. Et nos propositions auraient pu y répondre et éviter le résultat de ce vote. Ironie des choses, même le groupe UDC reprend maintenant certaines de nos idées.
En Suisse romande s'est ajoutée une deuxième crainte, celle de la perte d'emplois et du dumping salarial.
Le groupe libéral-radical attend que le Conseil fédéral calme enfin ces craintes - par une application stricte du droit d'asile et par la limitation de l'immigration en provenance des pays tiers - et que les mesures d'accompagnement existantes soient enfin correctement appliquées par les cantons.
Vorrei inoltre aggiungere che il Partito liberale-radicale si aspetta che la situazione particolare del cantone Ticino sia finalmente presa in considerazione. L'iniziativa cantonale ticinese, ideata dal Partito liberale-radicale, che chiede di disdire e rinegoziare l'accordo sui frontalieri deve essere sostenuta. Allo stesso modo bisogna porre fine alla discriminazione degli artigiani di frontiera legata al pagamento dell'IVA. Si deve trovare una soluzione rapida ed efficace, come chiesto dal nostro vice-presidente di gruppo Ignazio Cassis con la sua mozione 12.4197, accolta da entrambe le Camere.
Par ailleurs, le Parti libéral-radical attend aussi de l'économie qu'elle prenne ses responsabilités. Les employeurs ont la responsabilité morale d'engager d'abord des employés résidant en Suisse. Cela signifie aussi permettre aux femmes et aux seniors de rester sur le marché du travail.
Enfin, pour compenser l'isolement qui menace la Suisse, un programme de réformes économiques est nécessaire et les initiatives de la gauche, comme celle sur le salaire minimum, doivent être refusées, parce que les emplois de ce pays sont désormais attaqués des deux côtés de l'échiquier politique. [PAGE 477]
Chers collègues, le Parti libéral-radical, le parti qui a fondé la Suisse moderne, appelle aujourd'hui à l'unité du pays, à resserrer les rangs, tous partis confondus, derrière le Conseil fédéral pour sortir rapidement de cette tempête.