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AB 164426

Germanier Jean-René · Nationalrat · Wallis · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2009-03-05

Wortprotokoll

Après le "coming out" de Monsieur Aeschbacher, j'aimerais vous dire que pour ma part je ne suis pas un fanatique de courses automobiles. J'ai un abonnement général CFF, j'ai fait 20 000 kilomètres de moins en voiture par année depuis que le tunnel de base du Lötschberg a été construit et je suis très heureux d'utiliser davantage les chemins de fer et moins la voiture.

Cela dit, ce n'est pas le thème de cette initiative. Le thème de cette initiative, c'est la levée d'une interdiction. Ce n'est pas l'autorisation des courses de formule 1, c'est bien la levée d'une interdiction qui a été décrétée dans les années 1950 pour des raisons de sécurité, suite à un grave accident survenu au Mans. Or, tout le débat que nous avons mené sur ce sujet pendant six ans n'a jamais rien eu à voir avec l'origine de l'interdiction.

Je suis tellement heureux de pouvoir enfin plaider pour une levée d'interdiction dans ce pays qui se complaît toujours à interdire! Toutes les lois en matière d'aménagement du territoire vont clairement dans ce sens. Nous ne pouvons pas développer de nouvelles zones - comme je l'ai entendu - qui permettraient de construire des sites pour des courses de formule 1. Il y a peut-être des possibilités de faire des circuits sur des anciens aéroports, mais avec toutes les possibilités d'opposition à l'aménagement du territoire que l'on connaît.

Donc, je le répète, le fait de lever une interdiction n'implique pas du tout d'autoriser les courses de formule 1; il équivaut plutôt à lever une aberration juridique spécifique. Ainsi, je vous prie de suivre la majorité de la commission et de maintenir la divergence avec le Conseil des Etats qui, par 22 voix contre 21 - 1 seule voix d'écart! -, a voté le maintien de l'interdiction. Nous pouvons donc définitivement traiter cette initiative avec le Conseil des Etats, j'en suis convaincu.