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preparatory:AB 169170

Bernasconi Maria · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2013-12-02

Wortprotokoll

Je déclare d'abord mes intérêts: je suis secrétaire générale de l'Association du personnel de la Confédération.

Réduire le budget du personnel de la Confédération pourrait être perçu par les collaboratrices et les collaborateurs comme une action punitive - absolument inutile et contre-productive. La proposition n'est pas sérieuse, car réduire ce budget en l'espace d'un mois implique des licenciements immédiats, contraires au droit du personnel. Le département le plus touché serait le DDPS: 1 pour cent du personnel, soit environ 100 personnes, devraient être licenciées, alors même que l'on vient d'annoncer une perte de 300 postes de travail avec le nouveau concept de stationnement de l'armée.

De plus, la réduction linéaire proposée rendrait impossible tout développement des salaires en 2014, même ceux prévus par la loi - comme l'augmentation selon les prestations, ou pour le personnel fournissant d'excellentes prestations. La motivation des employées et employés en souffrirait certainement et la Confédération aurait beaucoup à perdre en attractivité sur le marché du travail. Cela concerne au moins 10 000 employées et employés, notamment des classes salariales inférieures. Il y a des hommes et des femmes derrière ces chiffres.

Lors du débat sur l'initiative sur les salaires minimums, le partenariat social supposé être à l'origine de la prospérité suisse a été encensé. C'est vrai qu'au niveau de la Confédération, il fonctionne, grâce notamment à Madame la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, une partenaire dure mais juste. Nous avons négocié une augmentation salariale pour l'an prochain, pour maintenir le pouvoir d'achat menacé par les augmentations constantes de loyers et de primes d'assurance-maladie, et aussi pour remercier les employées et employés de la Confédération confrontés à des tâches de plus en plus nombreuses et complexes.

Observez par exemple ce que nous vivons au Parlement: êtes-vous vraiment d'accord de réduire les salaires de nos huissières et de nos huissiers, si serviables et indispensables à notre travail? Pensez aux secrétaires de commission qui croulent sous le travail, accumulent les heures supplémentaires et peinent à prendre des vacances. Sans oublier ces secrétaires qui ont travaillé des nuits durant, par exemple pour le rapport sur la crise financière, ou lorsque nous avons siégé tard au Parlement pour prendre une décision sur la lex USA.

En tant qu'ancienne présidente de la Commission de gestion, je me suis vraiment fait du souci. C'est une question de cohérence: nous ne pouvons pas demander au Conseil fédéral et à l'administration d'être toujours plus performants, d'effectuer toujours plus de contrôles, pour par exemple améliorer la sécurité aux frontières, tout en refusant d'accorder les budgets nécessaires. Le nerf de la guerre, ce sont les moyens budgétaires, et cela ne va pas s'améliorer: le ménage fédéral sera de plus en plus chargé.

A la Confédération, les employés rendent quotidiennement service à la collectivité avec un grand dévouement. Il faut saluer leur engagement, et non pas les punir!