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Dormond Marlyse · Nationalrat · 2001-12-06

Dormond Marlyse · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2001-12-06

Wortprotokoll

Comme je l'avais déjà relevé dans le rapport de la commission, lors du débat d'entrée en matière sur cette loi sur la formation professionnelle que vous venez d'adopter, le monde du travail s'est profondément modifié durant les 15 à 20 dernières années, la société aussi d'ailleurs. Beaucoup plus de femmes rejoignent le monde du travail après un arrêt professionnel souvent dû au fait qu'elles s'occupent de leurs enfants après la naissance. Effectivement, il n'y a dans ce domaine-là quasiment aucune égalité. Or, il n'est absolument plus possible dans le monde du travail maintenant de réintégrer une profession sans suivre au préalable une formation destinée à remettre à jour ses connaissances professionnelles.

L'économie a besoin de ces personnes, mais la formation continue financée par le seul biais de l'économie est, en général, réservée aux personnes ayant déjà un travail. Beaucoup d'entreprises réservent d'ailleurs cette formation continue à leurs cadres, et d'autres en excluent les personnes à temps partiel. Les exigences toujours plus grandes du monde professionnel ont rendu indispensable la formation continue. Il est important que le plus grand nombre possible de personnes puisse y accéder.

Il a souvent été souligné, durant la crise des années nonante, que les personnes les moins formées étaient aussi celles qui étaient le plus souvent au chômage et qui y restaient le plus longtemps. En fait, on pourrait dire que la meilleure assurance-chômage, c'est la formation professionnelle.

Or, je l'ai déjà relevé, ce point a été peu traité dans la loi sur la formation professionnelle que nous venons d'adopter. Il n'est qu'un volet assez mineur de cette loi. Comme je vous l'ai dit, la commission s'est penchée sur ce sujet. Elle a nommé une sous-commission, un groupe de travail qui a abouti aux trois motions que nous vous proposons aujourd'hui. Je pense qu'il est important que le Parlement montre qu'il est conscient de cette situation et qu'il veut se donner les moyens de la traiter.

Je vous recommande de transmettre les trois motions qui vous sont présentées par la majorité de la commission.