AB 175110
Germanier Jean-René · Nationalrat · Wallis · FDP-Liberale Fraktion · 2015-03-03
Wortprotokoll
A l'article 9 alinéa 1, qui traite de la possibilité de création de nouveaux logements sans restriction, et tout particulièrement à l'alinéa 1bis, le groupe libéral-radical soutient la proposition de la majorité de la commission et la décision du Conseil des Etats. Ceci permet de prendre en compte le fait que la construction de nouveaux hôtels puisse être assortie de la construction de nouvelles résidences secondaires dans une unité de projet. C'est en effet bien souvent la seule possibilité de faire démarrer un projet hôtelier. Sans un financement croisé, il est très difficile de trouver l'argent pour un tel projet.
Nous soutenons ce concept, qui autorise la création de résidences secondaires pour un tiers des surfaces totales, afin de développer des lits chauds pour les deux tiers du complexe hôtelier. Ces résidences liées au complexe hôtelier pourraient également bénéficier de services. Elles pourraient ainsi être louées par l'hôtel pour de courtes périodes; elles seraient vraiment des lits chauds. C'est une bonne formule pour encourager ce développement. Ce serait aussi une possibilité d'amener des touristes dans nos Alpes.
A l'article 9 alinéa 2 se pose le problème des anciens établissements hôteliers qui ne sont plus rentables et qui ne correspondent plus aux standards actuels. Le risque de voir des bâtiments abandonnés au centre des villages est réel. Il est prévu qu'ils puissent être réaffectés en résidences secondaires s'il n'y a pas d'autre issue. Une bonne partie de notre groupe soutiendra la proposition Huber, qui souhaite que 50 pour cent seulement des surfaces puissent être attribués à des résidences secondaires. Ce serait un moindre mal, et cela permettrait de financer des rénovations d'hôtels. Ceci fait partie du compromis rapidement arrivé sur le tard - je répète cette expression puisqu'elle est digne du prix Champignac; il permettra certainement d'éviter le référendum.
A l'article 10, notre groupe soutiendra aussi la proposition Huber, qui apporte une nouvelle formule de compromis en parlant de "bâtiments caractéristiques du site", plutôt que d'"objets dignes d'être protégés", comme l'avait décidé le Conseil des Etats. Cette nuance doit permettre d'autoriser de nouveaux logements sans restriction pour des bâtiments qui doivent être conservés. Les bâtiments caractéristiques du site ne sont pas touchés par l'initiative. Le Conseil fédéral a voulu limiter la possibilité aux monuments protégés. Il ne faut pas que les vieux bâtiments, qui ont souvent du cachet, restent en friche, car ils sont souvent l'âme d'un village. Ces vieux bâtiments se trouvent dans de petites stations et ils représentent la substance même de certaines localités. Il pourrait s'agir d'anciennes écuries ou de bâtiments d'une autre époque. Dans les grands lieux touristiques, ils ont déjà été valorisés et transformés. Il ne s'agit pas d'aller dans le détail, mais avec cet article, on évite une application qui exclurait le bâti existant. L'initiative votée n'a d'ailleurs pas prévu d'exclure le bâti existant.
L'article 10 alinéa 3 est important pour les régions connaissant la tradition du mayen, souvent sis sur le territoire de la commune de résidence. Le groupe libéral-radical soutient le fait que ces mayens, tout comme les autres constructions, ne soient pas pris en compte s'ils se situent hors des zones à bâtir. Pour les constructions existantes, hors zone à bâtir, il y a lieu de s'en tenir aux dispositions du droit sur l'aménagement du territoire et de maintenir la liberté actuelle, qui a fait ses preuves.