preparatory:AB 175671
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2013-09-12
Wortprotokoll
Je crois, Madame Bulliard-Marbach, que nous sommes d'accord sur l'importance de soutenir la médecine de famille. La question est ensuite de savoir quelles sont les démarches à entreprendre et dans quel ordre. Vous l'avez mentionné vous-même, vous avez déposé cette motion environ un mois avant le rejet par le peuple du projet "managed care", qui avait été adopté par le Parlement, et également un peu plus d'un mois avant le lancement du plan directeur "Médecine de famille et médecine de base".
On peut dire - et j'ai eu l'occasion d'en parler tout à l'heure en marge du débat sur le contre-projet direct à l'initiative "Oui à la médecine de famille" - qu'il s'est quand même passé beaucoup de choses depuis ce moment-là. Le Conseil fédéral a notamment eu l'occasion de rappeler à plusieurs reprises qu'il considère que la médecine de famille est très importante pour le système de santé et les soins médicaux de base et que cette reconnaissance est précisément l'une des motivations qui a permis le lancement du plan directeur précité.
Ce plan directeur prévoit diverses mesures, justement pour améliorer la situation des médecins de famille, pour augmenter l'attractivité de la profession. Des mesures concrètes ont été prises dans plusieurs domaines: la loi sur les professions médicales, la recherche, les places de stage. Cela répond très concrètement à votre motion. Les cantons et la Confédération, dans le cadre du plan directeur "Médecine de famille et médecine de base", se sont mis d'accord sur un projet, avec un financement, qui vise à améliorer la situation des places de stage pour les futurs médecins de famille. Je serais donc très heureux de pouvoir vous présenter les détails de ce projet. Cela répond à la légitime question que vous avez posée avec votre motion et nous avons aussi tenu compte de ce que vous avez proposé pour l'intégrer, naturellement en collaboration avec les cantons, dans le cadre du plan directeur.
Actuellement, beaucoup de mesures sont mises en place. Il y a relativement peu de domaines dans lesquels les choses ont bougé aussi vite et de manière si positive, avec l'ensemble des partenaires, en si peu de temps. Imaginez, ce n'est pas tout simple! Il faut que les cantons, les universités et la Confédération soient présents. Dans ce domaine, nous avons vraiment pu faire des pas dans la bonne direction.
La question ensuite de savoir ce que cela va signifier à l'avenir pour les médecins de famille - vous avez mentionné notamment l'évolution du temps partiel et les conditions du temps partiel - est assez différente de celle des places de stage que vous mentionnez. C'est peut-être plutôt lié à la question des structures et des cabinets de groupe. Là, c'est effectivement le rôle des communes et des cantons de faire le nécessaire et de soutenir ces démarches. [PAGE 1351]
Vous souhaitez que ce soit la Confédération qui le fasse, mais je ne crois pas que les cantons soient absolument enthousiastes à l'idée que cette compétence change de main.
Dans ce domaine, la coordination entre Confédération, cantons et autres partenaires est très importante. Nous avons vraiment fait des pas qui vont dans la bonne direction et c'est la raison pour laquelle le Conseil fédéral a proposé de rejeter votre motion, estimant que ce qui pouvait être fait avait déjà été mis en place. Encore une fois, ce n'est pas un rejet des préoccupations de fond; le Conseil fédéral reconnaît, comme vous, qu'il faut mieux soutenir la médecine de famille et nous entreprenons des démarches pour le faire.
Je vous invite donc, au nom du Conseil fédéral, à rejeter la motion.