Recordon Luc · Ständerat · 2012-09-26
Recordon Luc · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2012-09-26
Wortprotokoll
La réponse du Conseil fédéral à mon interpellation me satisfait partiellement parce que les mesures compensatoires prévues pour atténuer la diminution de la rémunération Tarmed pour les visites à domicile effectuées par des médecins sont des mesures compensatoires à caractère global et qui peuvent néanmoins avoir des incidences sur les médecins. En effet, c'est surtout dans le cas de la première visite à domicile qu'il y a une amélioration, mais la baisse de la rémunération concerne les nombreuses visites à domicile que les médecins peuvent être amenés à faire chez les patients. Je viens d'ailleurs d'en faire l'expérience intéressante ces derniers jours.
C'est un facteur de baisse des coûts, n'est-ce pas, que les médecins puissent se rendre quelques fois à domicile. C'est de nature en particulier à éviter des hospitalisations. Et je prends une fois de plus la liberté de citer mon cas personnel récent: si je n'avais pas eu la visite à domicile fréquente du médecin, certainement que j'eusse dû être hospitalisé; et j'ai pu l'éviter, à mon grand bonheur et dans l'intérêt également des coûts de la santé dans notre pays.
Donc il me semble que le problème n'est pas mis en équivalence, si je puis dire. Nous donnons un mauvais signal à ceux que nous cherchons maintenant activement à convaincre de s'installer comme médecins de premier recours, en particulier comme médecins généralistes, parce que les visites à domicile représentent une part importante de leur [PAGE 897] activité et doivent être indiscutablement rémunérées correctement.
Alors je ne suis pas absolument sûr que la voie qui a été suivie par le Conseil fédéral soit la bonne, ni surtout que nous donnions un signal favorable. Cela a été ressenti dans la profession médicale de manière assez malheureuse, et ce n'est pas tout à fait pour rien que je suis intervenu. Plusieurs intéressés - qui peut-être n'ont pas vu l'entier de la problématique, c'est possible - m'ont indiqué qu'ils ressentaient cela une nouvelle fois comme une marque de défiance à l'égard du médecin de famille et du médecin de premier recours.
C'est la raison pour laquelle, dans le cadre du plan directeur relatif à la médecine de famille, je crois qu'il serait important que l'on réfléchisse à nouveau à cette question et que l'on envoie un signal d'appui fort, également sur le plan financier, aux activités typiques de ces médecins dont nous avons tant besoin, je veux parler des médecins de famille.