Marty Dick · Ständerat · 2005-10-05
Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2005-10-05
Wortprotokoll
Il y a quelques jours, nous avons débattu de la loi sur le marché intérieur. La philosophie de cette révision était de lever des obstacles, de créer une plus grande flexibilité, et aussi de savoir assumer quelques risques. Lorsque nous avons aboli - parce que nous l'avons fait! - les conditions d'accès à la profession de restaurateur, il est évident que nous avons pris quelques risques.
Alors aujourd'hui, je pense que pour garder cette cohérence, nous devrions appliquer les mêmes principes. Nous avons approuvé les accords de Schengen/Dublin, qui seront appliqués dans quelque temps, et on demande simplement que les touristes chinois qui arrivent jusqu'à notre frontière avec un visa Schengen puissent entrer en Suisse sans demander un visa suisse, chose qu'ils ne devront plus faire dans quelque temps, comme nous l'avons vu.
Aujourd'hui déjà, de nombreux groupes de Chinois arrivent du côté français du lac Léman et ne rentrent pas en Suisse; des Chinois de passage à Milan ne viennent pas au Tessin, parce que ça entraîne 200 francs de frais supplémentaires pour une famille. Je pense que la créativité, la flexibilité que l'on demande aujourd'hui aux entrepreneurs, on pourrait l'exiger des fonctionnaires fédéraux et du Conseil fédéral.
Les Chinois surtout, comme les Asiatiques en général, sont des gens qui, parce qu'ils voyagent rarement, dépensent beaucoup d'argent. Une petite partie seulement de leur argent sert à payer l'hôtel, le reste étant dépensé dans les commerces, notamment pour acheter des articles de luxe. Donc, cela sert les intérêts de notre économie. Les impulsions que cela donne à notre économie sont bien plus importantes que les conséquences sur le plan économique, sur la croissance, qu'on aura grâce à la loi sur le marché intérieur que nous avons votée.
Alors, on dit: "Des Chinois disparaissent lors de ces voyages." S'ils disparaissent, ce n'est en tout cas pas pour rester en Suisse. Si on a quelque connaissance que ce soit de la réalité chinoise, on peut deviner que si des Chinois disparaissent, c'est pour aller dans un "Chinatown" quelque part en Europe ou ailleurs. Mais, à ma connaissance, il n'y a de "Chinatown" ni à Berne ni dans d'autres villes suisses, et pas au point de pouvoir absorber des clandestins en nombre important, surtout pas des Chinois.
Je pense que le risque que cela implique est peu important. Ce risque me paraît tout à fait supportable par rapport aux avantages dont nous pouvons bénéficier. C'est l'avis du Conseil national qui a accepté la motion Darbellay à une grande majorité. Notre commission s'y oppose, mais, si j'ai bien compris, par 5 voix, ce qui ne représente même pas la moitié de ses membres. Je pense donc que nous pouvons avoir bonne conscience en adoptant la motion.
Pour ce qui concerne le risque, je dois dire que ce sont des voyages organisés. Par conséquent, nos organisations touristiques et hôtelières sont toujours intéressées de savoir qui est leur partenaire chinois. Là aussi, nous avons une certaine garantie que nos hôteliers, nos bureaux de voyages et nos agences touristiques choisissent leurs partenaires de façon scrupuleuse. D'ailleurs, les bureaux de Suisse Tourisme à Pékin et à Shanghai apportent leur soutien aux agences suisses qui collaborent avec les bureaux chinois pour leur donner tous les renseignements souhaités quant à la fiabilité de leurs partenaires.
Je vous prie de soutenir la proposition Hess Hans d'adopter la motion.