Nordmann Roger · Nationalrat · 2015-12-09
Nordmann Roger · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2015-12-09
Wortprotokoll
Le groupe socialiste estime que le siège de Madame Widmer-Schlumpf revient au centre. La bonne formule représentative de la composition du gouvernement consiste en deux représentants socialistes, deux du centre et trois de la droite.
A l'intention de Monsieur Cassis, j'aimerais dire que, au cours des huit dernières années, notre pays n'a pas vécu de crises institutionnelles; le Conseil fédéral a bien fonctionné et il n'y a pas de raison de le changer. S'il y a eu une crise institutionnelle, c'était lors de la législature précédente, celle de 2003-2007. Nous regrettons donc que le centre ne revendique pas ce siège.
Après avoir auditionné les trois candidats, nous constatons que le ticket du groupe de l'Union démocratique du Centre est tout sauf enthousiasmant. Nous regrettons donc que les partis du centre et que le PLR veuillent absolument voter un candidat du ticket et excluent totalement la possibilité de choisir un candidat plus convaincant, même à l'intérieur de l'UDC.
Nous observons que l'UDC n'a toujours pas supprimé de ses statuts la clause totalitaire qui exclut automatiquement du parti un élu au Conseil fédéral qui ne serait pas son candidat officiel. Cette clause est scandaleuse et antidémocratique parce qu'elle fait pression et tend à restreindre les prérogatives de l'Assemblée fédérale, ceci alors que le peuple vient de confirmer tout récemment que c'est à l'Assemblée fédérale d'élire le Conseil fédéral. Il l'a fait en rejetant une initiative populaire de l'UDC qui souhaitait une élection par le peuple. Ce faisant, par une majorité très claire, le peuple a confirmé que c'est l'Assemblée fédérale qui doit élire librement qui elle entend.
Nous mettons en garde les partis du centre et le PLR: il est totalement illusoire de croire que l'UDC se modérera une fois qu'elle aura deux représentants au Conseil fédéral.
Encore avant-hier, l'UDC a refusé le budget, alors qu'elle avait obtenu des avantages pour sa "clientèle". En janvier prochain, elle se battra pour l'initiative "pour le renvoi effectif des étrangers criminels", dite initiative "de mise en oeuvre". Si elle était acceptée, cette initiative compromettrait la loi d'application sur le même sujet, une loi qui est l'application d'une autre initiative de l'UDC! Enfin, l'UDC a lancé le référendum contre la révision de la loi sur l'asile, révision qui prévoit l'accélération des procédures d'asile.
Ce parti continuera à lancer des initiatives populaires démagogiques et stigmatisantes. L'UDC continuera sa politique de destruction des mécanismes de solidarité aux plans national et international. Elle continuera à mettre en cause les droits fondamentaux. Elle continuera à saboter les accords bilatéraux. Bref, l'UDC se comportera comme elle l'avait fait durant la législature 2003-2007.