Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · 1999-12-08
Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion · 1999-12-08
Wortprotokoll
Il ne s'agit pas ici de vous demander de voter une base pour une propagande; nous ne sommes pas dans la Roumanie de Ceausescu et, d'ailleurs, ça a mal fini!
En réalité, ce dont il s'agit, c'est de ceci: les moyens actuellement à disposition ne semblent pas avoir donné toute satisfaction. Je dirai que l'exigence de faire connaître, dans la continuité et dans la durée, la Suisse dans un sens positif, ses valeurs et ses intérêts aussi, est apparue clairement. M. Schlüer, tout à l'heure, nous a dit: "Das ist ein 'Kind' der Holocaust-Affäre." Oui, c'est l'affaire notamment des fonds en déshérence qui nous a montré à quel point nous étions peu préparés, relativement isolés, à quel point nous manquions de relais, par exemple aux Etats-Unis, aussi bien économiques que politiques, que culturels et qu'intellectuels.
Alors, c'est vrai, Monsieur Schlüer, le département compétent, à l'époque, n'a pas bien écouté les signes que lui adressaient notamment les ambassades. Il n'est pas question de sous-estimer le travail de nos ambassades. Je pense au contraire que ce travail doit être revalorisé. Il a été beaucoup trop dévalorisé durant les années précédentes. On doit rendre hommage à M. Deiss, conseiller fédéral, à cet égard, de la nouvelle confiance qu'il a insufflée dans son département et parmi ses collaborateurs.
Il n'empêche qu'il est nécessaire de promouvoir dans un sens positif - il ne s'agit pas de propagande - ce qui fait la Suisse et ce qui peut être montré de manière positive à l'étranger. C'est la raison pour laquelle, à la place de la COCO telle qu'elle fonctionnait, l'idée d'une coordination et l'idée de donner un cahier des charges à l'institution "Présence Suisse" est à saluer. Je vous rappelle l'article 2: ".... promouvoir l'image de la Suisse à l'étranger et réunit les informations nécessaires à l'accomplissement de ses tâches." Il ne s'agit de rien de plus, mais de rien de moins.
Tout à l'heure, nous reviendrons sur l'article 1er et sur les propositions de majorité et de minorité. Mais je crois que la proposition de renvoi n'apporterait pas quelque chose de décisif. En fait, ce serait une manière de renvoyer la balle, mais à qui et à quoi? En effet, il faudra, quand on parlera budget, que l'on voie quels sont les moyens qu'on donne à cette institution. On gardera le contrôle à travers le budget. A la Commission de politique extérieure, il y aura régulièrement - il faudrait qu'il y ait mieux qu'auparavant - lieu de faire le point de la situation. A cet égard, M. Deiss, conseiller fédéral, devrait nous donner encore quelques assurances.
Tout cela pour dire qu'en effet, le renforcement des outils et des instruments pour promouvoir l'image de la Suisse à l'étranger est vraiment politiquement nécessaire. Nous en avons fait l'amère expérience, et nous devons entrer en matière.