Français Olivier · Ständerat · 2016-03-16
Français Olivier · Ständerat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2016-03-16
Wortprotokoll
Comme vous le savez, je représente le canton de Vaud et il convient de rappeler qu'il n'y a pas que le canton du Valais qui compte des montagnes, mais que c'est aussi le cas de mon canton, qui héberge par ailleurs des stations de ski. J'ai par le passé été vice-président de l'Association romande de ski, et eu le privilège d'avoir des enfants évoluant dans le milieu du sport d'élite; je connais donc bien Einsiedeln, Brigue, etc.
J'attire votre attention sur le fait que la motion vise la promotion du sport populaire. Or les intervenants ont mélangé sport populaire et sport d'élite. Un excellent travail est fait par les milieux économiques, par Swiss-Ski - notamment avec le Centre national de performance de Brigue - ou par notre talentueux représentant du monde du ski qu'est Pirmin Zurbriggen - un ami. Quelque chose se passe, donc.
Au niveau de la formation, pour ce qui est de la Suisse occidentale, "Jeunesse et Sport" disposait d'un centre de formation pour les jeunes à Ovronnaz. On a donc déjà des équipements dans notre région, et il en existe également dans le reste de la Suisse.
Mais nous parlons ici du sport populaire. De quoi s'agit-il? Il s'agit de nos enfants, des enfants de nos amis, de toute cette jeunesse que l'on doit initier au sport national qu'est le ski. Qui sont les premiers éducateurs en la matière? Il s'agit des parents. Quand, malheureusement, il y a un déficit parce que les parents travaillent, c'est à un ski-club que revient ce rôle d'initiateur. Lorsqu'il y a un déficit au niveau du ski-club, c'est à la commune d'agir. Toutefois, dans les milieux alpins, il faut encore trouver des jeunes désireux d'exercer un métier de la neige.
Dans ma deuxième commune de résidence, Les Diablerets, je peux vous dire qu'il existe un déficit de gens dûment formés à l'enseignement des sports de neige, puisque les personnes issues des régions alpines ont d'autres préoccupations. Cela pose problème. C'est clair qu'il faut se substituer à eux. Mais qui doit le faire? Le pouvoir politique local, et pas la Confédération. A Lausanne, d'où je viens, un instituteur que je connais très bien a dit, dans les années 1960: "Il faut montrer la montagne aux gens des villes." Il a ainsi institutionnalisé le sport à la montagne, ce qui a bien marché pendant vingt à trente ans.
Quel est le problème des villes aujourd'hui? C'est la location en montagne qui pose des problèmes budgétaires. C'est là où ça se passe. Ce n'est pas à la Confédération d'inciter les jeunes parents à dire à leurs enfants: "Vous devez faire du ski de fond, du saut à ski, du ski alpin!" C'est dans les communes, dans les associations locales que ça se passe. Ce n'est pas notre responsabilité.
Personnellement, j'ai soutenu la motion de Buman 13.3616 en son temps parce que, justement, elle donne toutes les impulsions nécessaires, mais elle ne charge pas le Conseil fédéral de construire des équipements.
C'est pour cela qu'en commission j'ai rejeté la motion Lohr, et je vous recommande de faire de même.