Lachat François · Nationalrat · 1999-12-08
Lachat François · Nationalrat · Jura · Christlichdemokratische Fraktion · 1999-12-08
Wortprotokoll
Au nom de la commission, nous vous recommandons de rejeter la proposition de non-entrée en matière Schlüer. Nous l'avions déjà fait en commission, par 15 voix contre 1. De même, nous vous recommandons de ne pas accepter la proposition de renvoi Kofmel.
Comme l'a dit tout à l'heure M. Wiederkehr, il n'y a finalement rien de nouveau sous le soleil. Nous ne faisons que réaménager quelque chose qui existait. Nous avions d'ailleurs auditionné M. Jacobi, ancien secrétaire d'Etat qui préside encore la COCO. Nous nous sommes rendu compte que cette COCO n'avait même pas été capable de remplir le premier mandat à elle assigné par l'article 1er de la loi, à savoir mettre sur pied un véritable programme d'action. Que faisait ou que fait encore la COCO? Simplement organiser ou tenter d'organiser la présence de la Suisse dans un certain nombre d'expositions universelles.
M. Schlüer parle de l'insuffisance des documents. Ceci n'est pas la réalité. Nous avons eu tous les documents que nous voulions. Nous avons pu auditionner qui nous avons voulu auditionner. Nous avons entendu l'ensemble des avis. Et quant à la lettre du 29 novembre de la Délégation des finances, elle est tout simplement nulle et non avenue, étant [PAGE 2426] donné que cette délégation s'occupe de choses qui sortent de sa compétence, en la matière.
Il est vrai que l'image de la Suisse peut varier. L'image de la Suisse, selon "saint Schlüer", n'est pas identique à l'image de la Suisse selon "saint Kofmel", selon "saint Vollmer", sans parler de "saint Lachat", évidemment. Il s'agit donc de toujours avoir la réalité en face des yeux, et c'est cela que nous avons à faire, rien d'autre, sinon nous nous aventurerons sur des chemins qui nous conduiraient à des endroits que nous ne voulons pas.
M. Kofmel a, tout à l'heure, dit que le Parlement avait insuffisamment d'influence. Nous devons ici vous dire que cela n'est pas exact. D'ailleurs, en commission, nous avons exigé et obtenu que pour le premier programme qui sera lancé par le Conseil fédéral, à savoir un programme triennal sur les Etats-Unis, nous allons être renseignés semestre après semestre. Il s'agit simplement de faire de la coordination.
Les buts ont été définis par le Conseil fédéral et, étant entendu qu'il y a une influence très directe entre la forme et le contenu, faisons preuve d'un minimum - je dis bien, d'un minimum - d'humilité intellectuelle et faisons confiance, pour une fois, au Conseil fédéral.