Marchand-Balet Géraldine · Nationalrat · 2016-06-07
Marchand-Balet Géraldine · Nationalrat · Wallis · CVP-Fraktion · 2016-06-07
Wortprotokoll
Effectivement, il y a deux questions qui nous sont posées dans cette partie: celle relative à la mise en place d'une base légale, afin de tester l'interprofessionnalité, et celle visant à approuver ou non le système de financement. Il faut bien distinguer ces deux aspects.
Le premier, le plus important - il est indispensable -, c'est celui du principe de la base légale. Dans le cadre de l'initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié, le Conseil fédéral a décidé le 4 mars 2016 de la mise en oeuvre de deux mesures supplémentaires. La plus importante, c'est le développement de l'interdisciplinarité dans le domaine de la santé. Même si ce procédé est un peu inhabituel, il faut le reconnaître, nous avons besoin d'une base légale pour le faire. Il est de notre responsabilité de permettre le développement de ces prestations, de les tester et d'en analyser les performances. Le Parlement ne peut pas uniquement constater le manque de main-d'oeuvre et ne rien faire. Aujourd'hui, nous avons réellement l'opportunité d'inscrire dans la loi un projet de collaboration interprofessionnelle qui permettra de limiter les coûts de la santé.
Sur l'aspect du financement, 8 millions de francs sont prévus sur quatre ans; c'est vraiment un montant dérisoire par rapport à la problématique de la santé. Je vous encourage à vous remémorer les propos de tous les chefs de groupe, tenus au début de ce débat: le souhait est d'améliorer la qualité du système de soins. Pour ce faire, il faut s'en donner les moyens.
La majorité vous demande donc de créer la base légale et d'accorder le financement nécessaire pour agir dans le domaine de la santé. Il faut aller de l'avant.