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AB 20632

Maury Pasquier Liliane · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2002-03-22

Wortprotokoll

Nous prenons aujourd'hui congé de notre collègue Hans Zbinden, qui se voit contraint de quitter notre Conseil pour mieux se consacrer à ses activités professionnelles. Après avoir fait partie du Grand Conseil argovien pendant dix ans, Conseil qu'il a présidé en 1986/87, Hans Zbinden a été élu une première fois au Conseil national en 1987, puis après une pause forcée de deux ans, est revenu siéger sous la coupole dès le mois de juin 1993 sous les couleurs socialistes.

Membre très actif de la Commission de politique extérieure et de celle de l'éducation, de la science et de la culture, Hans Zbinden a déposé trente interventions parlementaires depuis 1995, parmi lesquelles je citerai une initiative parlementaire en faveur d'un article constitutionnel sur l'éducation, ainsi que des interventions portant sur la démocratisation des institutions internationales, et pour une politique étrangère plus proche des citoyennes et des citoyens.

Lors de la précédente législature, Hans Zbinden a également pris part aux travaux consacrés à la réforme de la Constitution, et il est parvenu par son engagement à faire inscrire dans notre texte fondamental les droits des enfants et des jeunes.

Hans Zbinden a ainsi, tout au long de ces années, manifesté son souci d'une plus grande participation - participation des citoyennes et des citoyens, jeunes ou moins jeunes, à la politique; mais aussi participation du Parlement à la définition de nos relations avec l'étranger. Je pense également pouvoir dire que celles et ceux qui ont eu l'occasion de travailler avec lui ont pu apprécier son amabilité, et parfois même quelques douceurs produites dans la boulangerie familiale.

En votre nom, je souhaite à notre collègue plein succès dans ses activités futures, et je le remercie de son excellent travail parlementaire et de son engagement au service de ses convictions et de la communauté toute entière. Et pour lui manifester cette reconnaissance, je lui offre un petit souvenir de ce Parlement. (Applaudissements)

A l'heure de clore cette session de printemps 2002, vous me permettrez de dresser un bref bilan de ces treize jours de débats, un bilan dont vous verrez qu'il est en demi-teinte.

Au chapitre des satisfactions figure le nombre d'interventions traitées, puisque nous avons réussi à traiter pas moins de 252 interventions diverses, alors que seules 188 - si j'ose dire - ont été déposées. Donc, c'est un grand succès puisque nous avons fait diminuer notre "tas" d'une soixantaine d'interventions.

Au chapitre des satisfactions toujours figure le fait d'avoir pu contenir la durée de nos séances dans des limites acceptables sans séances de nuit ni autres séances "open end". Mais - car il y a un mais - cela n'a été possible que parce que nous avons renvoyé en commission deux objets importants. Et je crains bien que nous ne puissions à l'avenir nous satisfaire de nos quatre sessions ordinaires annuelles si nous ne respectons pas les règles que nous nous sommes données, notamment en matière de temps de parole ou en détournant les possibilités initialement offertes par notre règlement pour une saine expression de toutes les sensibilités. Je peux vous assurer, vous me croirez si vous le voulez, que je n'aime pas particulièrement jouer les mères fouettardes - d'ailleurs, ce n'est plus de saison -, mais que je préfère de loin l'autogestion au dirigisme.

Au chapitre des préoccupations, je dois en revanche inscrire le renvoi des projets de modification du droit du bail et de la loi sur le service civil. Ces renvois devraient nous mettre en garde. Avant qu'une commission n'envoie un objet devant le plénum, elle doit être sûre que les travaux ont été menés à fond, que les opinions sont faites - ceci pour tenter d'éviter au maximum les renvois coups de théâtre qui ne contribuent en aucune manière à l'efficience de nos travaux.

Les commissions sont faites pour les discussions approfondies, dans le détail, quitte à couper les cheveux en quatre. Le plénum permet quant à lui l'expression publique des principes et des fondements des différentes positions. Sans vouloir censurer ou amputer qui que ce soit de ses prérogatives de parlementaire, je pense qu'un peu plus de confiance et de capacité de délégation aux collègues de parti, un peu plus de modestie, contribueraient également à une plus grande sérénité. Les renvois en commission sont le plus souvent des coups de poker dont personne ne sort gagnant.

Et puis vous me permettrez encore un mot à propos de sérénité. Vous avez appris comme moi, quand vous étiez petits, à vous taire quand quelqu'un parle, à chuchoter ou à quitter la pièce pour ne pas déranger une conversation en cours. Vous avez appris plus récemment à éteindre vos téléphones portables avant une séance de cinéma ou une pièce de théâtre. Mais tout se passe comme si, ici, dans cette salle, tout ce que vous avez appris dès votre plus jeune âge disparaissait comme sous l'effet d'un esprit maléfique! (Hilarité)

Quand la personne qui préside ne comprend plus ce que dit la personne qui parle à la tribune de l'orateur, un mètre à peine devant elle, quand elle hésite à biper les parlementaires de peur que la personne qui est en train de parler - et c'est souvent un membre du Conseil fédéral - n'ait systématiquement le sentiment de parler dans le vide, voire dans le désert, c'est que le bruit devient un vrai problème. Avant de devoir inventer des règles encore plus strictes, je vous invite à vous souvenir des leçons de savoir-vivre que vous avez reçues, à faire preuve tout à la fois d'autodiscipline, de respect et de sens de la dignité.

Je tiens encore à remercier les Services du Parlement, tout spécialement aujourd'hui les traductrices et traducteurs, qui sont mis à rude épreuve avec les nombreux intervenants et intervenantes qui ont tellement à dire que le temps est toujours trop court.

Après vous avoir sonné les cloches, je vous souhaite de profiter du silence - puisque ces cloches vont être au repos jusqu'à Pâques - et de retrouver la sérénité.

Je vous remercie de votre engagement et je vous invite encore à participer, si vous le pouvez, à la cérémonie officielle des Cent Ans du Parlement. Je vous souhaite un bon retour dans vos foyers.

La séance et la session sont terminées.

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Schluss der Sitzung und der Session um 08.55 Uhr

Fin de la séance et de la session à 08 h 55