Burkhalter Didier · Bundesrat · 2016-12-05
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2016-12-05
Wortprotokoll
Nous avons abordé un aspect, mais il y a plusieurs aspects qui concernent la relation entre la Suisse et la Turquie. Il y a par exemple le dialogue que nous entretenons au sujet de la peine de mort, dossier que je n'ai pas abordé. Il y aura encore, à propos des autres questions qui nous ont été posées, d'autres éléments qui seront abordés.
J'aimerais surtout dire que la relation avec la Turquie est utile dans la mesure où elle a lieu les yeux dans les yeux, directement, avec un minimum de confiance des deux côtés. Un maximum serait encore mieux, mais il faut en tout cas maintenir ce minimum, ce qui n'est pas facile. Pour ma part, je suis convaincu que nous ne pourrons influer sur cette situation qu'en restant très proches, très francs et très directs avec le gouvernement turc et en maintenant également des contacts [PAGE 1968] avec l'ensemble des parties en présence. C'est ce qui a été fait jusqu'à présent.
Je le répète: je ne suis pas naïf et je suis même de plus en plus réaliste avec l'âge. Nous n'obtiendrons pas de grands succès de cette façon, mais la possibilité de discuter de tout existe. Le petit espoir, parce qu'il faut toujours un peu d'espoir dans ce bas monde, c'est que, dans le processus de vote sur la résolution relative à la peine de mort à l'ONU, la Turquie a, pour le moment, maintenu sa position en faveur d'un moratoire sur l'application de la peine de mort. C'est un signal et nous verrons si cette position sera maintenue lors des prochaines étapes. Mais je ne crois pas que nous puissions faire beaucoup plus. Il y a certaines choses que le Parlement peut entreprendre, mais, en ce qui nous concerne, nous conservons la volonté d'entretenir un dialogue aussi intense et utile que possible.