Mazzone Lisa · Nationalrat · 2016-12-12
Mazzone Lisa · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2016-12-12
Wortprotokoll
Le groupe des Verts s'est abstenu en commission. Après discussion au sein de notre groupe, nous avons décidé, pour donner un signal politique, de rejeter l'objet dont nous parlons aujourd'hui.
Les pressions de l'Union européenne visant à inciter l'Italie à durcir le ton contre les réfugiés et les migrants ont eu des conséquences dramatiques telles qu'expulsions illégales et mauvais traitements qui s'apparentent à de la torture. Pourquoi fais-je référence aujourd'hui au rapport d'Amnesty International qui fait état de cette situation? Parce que nous parlons d'un fonds qui a pour but d'accroître l'efficacité des contrôles, d'améliorer la protection des frontières et de réduire le nombre d'entrées illégales, comme elles sont appelées ici. Dans un contexte de grave crise humanitaire, l'argent destiné à la surveillance des frontières, avec force technologie, mais aussi à la coopération entre les autorités de l'asile et les autorités répressives, bref, l'argent consacré au renforcement de la forteresse Europe, devrait au contraire être [PAGE 2157] consacré au soutien aux réfugiés et à l'accueil des demandeurs d'asile.
Le groupe des Verts a décidé de donner un signal politique et je reprendrai les mots de notre parlementaire européenne à ce propos pour vous montrer que les Verts s'engagent fortement pour une coopération et une collaboration européennes. Pour notre parlementaire européenne, droits humains et développement sont au coeur de la politique étrangère et l'argent de la politique intérieure ne doit pas aller à l'encontre de ces objectifs. L'argent européen devrait au contraire, et comme je l'ai dit, être utilisé pour les réfugiés, en soutien aux migrants et non à la forteresse Europe. En deux mots, on n'a pas besoin de solidarité entre les Etats, mais de solidarité avec des populations déchirées par la guerre.