Berset Alain · Bundesrat · 2017-03-16
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2017-03-16
Wortprotokoll
Les émotions, les passions, on le sent bien, sont absolument à la hauteur de l'enjeu. On sent même parfois une pointe parfois de vexation ou de colère. C'est parfaitement normal et profondément humain. Nous ne sommes pas des machines! Nous contribuons toutes et tous, avec notre profonde connaissance du pays, au débat, avec ses enjeux. Mais à la fin des débats, - et nous y sommes, c'est maintenant -, je crois vraiment que l'on peut dire que tout, absolument tout, a été mis sur la table; tout a été décortiqué, disséqué, analysé. Il ne subsiste pas de zones d'ombre.
Les institutions, nos institutions, le Parlement bicaméral, notre Parlement bicaméral, ont, en suivant les règles qui les dirigent, élaboré une réforme. Elle est aujourd'hui entre vos mains. Je ne vais plus commenter les différences qui ont pu apparaître entre les modèles; ils ont tous été décortiqués. La seule chose qui reste aujourd'hui, c'est une réforme qui peut être adoptée ou rejetée. Si elle est adoptée, les dispositions entreront en vigueur; si elle est rejetée, la situation restera comme elle est aujourd'hui.
Que signifie adopter la réforme? Cela signifie - et sur ce point je ne partage pas, tout comme le Conseil fédéral, l'appréciation émise par plusieurs orateurs - remplir largement les objectifs fixés par le Conseil fédéral.
Wir haben vier Ziele:
1. Das Leistungsniveau der Altersvorsorge muss erhalten bleiben. Das ist der Fall mit dieser Vorlage. Es wäre auch mit anderen Vorlagen der Fall gewesen, aber jetzt geht es nur um diese Vorlage. Dieses Ziel ist erfüllt.
2. Das finanzielle Gleichgewicht der AHV und der beruflichen Vorsorge muss gesichert werden. Das ist auch erreicht. Man sieht sehr genau, dass mit dieser Vorlage im Falle eines Jas das Ziel des Bundesrates, den Stand des AHV-Fonds mehr oder weniger auf 100 Prozent zu halten, gesichert ist. Mit der bundesrätlichen Vorlage hätten wir 2030 einen AHV-Fonds-Stand von 94 Prozent erreicht, mit der Vorlage, die auf dem Tisch liegt, sind es 97 Prozent, 3 Prozent mehr. Da ist es wirklich möglich zu sagen: Dieses Ziel ist auch erreicht.
3. Die Altersvorsorge muss an die gesellschaftliche Entwicklung angepasst werden. Das wird in der Tat nur teilweise gemacht. Die Erhöhung des Rentenalters der Frauen ist ein Teil dieser Anpassungen an die Entwicklung der Gesellschaft. Aber der Bundesrat wollte mehr, mit Anpassungen bei den Witwen- und bei den Waisenrenten. Beide Räte wollten das nicht, und zwar schon vor der Einigungskonferenz.
4. Die Überschussverteilung, die Transparenz sowie die Aufsicht in der beruflichen Vorsorge müssen verbessert werden. Auch dieses Ziel ist nur teilweise erreicht, weil insbesondere die Idee des Bundesrates, die Legal Quote um ganz wenig zu erhöhen, abgelehnt worden ist.
Aber in den grossen Linien werden die Ziele respektiert.
Was passiert im Falle eines Neins? In einer normalen Situation würde ein Nein bedeuten, dass nichts passiert. Es würde sich nichts verändern. Aber diese Situation ist hier nicht gegeben. Das ist hier nicht der Fall, weil sich die AHV auch im Falle eines Neins weiterentwickelt. Wir haben schon in der Botschaft gezeigt, was im Falle eines Neins passiert - dazu nur drei Punkte:
1. Im Falle eines Neins wird das kumulierte Defizit der AHV 2030 mehr als 40 Milliarden Franken betragen. Gegenüber der heutigen Situation der AHV bedeutet ein Nein bis ins Jahr 2030 eine Verschuldung von 40 Milliarden Franken.
2. Wenn nichts passiert, bei einem Nein zur Vorlage, wären im AHV-Fonds 2030 nur 12 Prozent der Mittel, die es für die Sicherung und das Auszahlen der Renten braucht - 12 Prozent gegenüber etwa 100 Prozent heute. Mit 12 Prozent - ich muss das hier direkt sagen - gibt es nicht genug Liquidität, um die Renten zu bezahlen. Das ist die Situation 2030, wenn nichts passiert.
3. Wie viele Mittel braucht es 2030, um den AHV-Fonds wieder auf 100 Prozent zu bringen? 53 Milliarden Franken! Wer wird das bezahlen? Und wo sind wir 2030 mit dem Umlageergebnis, wenn nichts passiert? Bei minus 7 Milliarden Franken jedes Jahr! Das heisst, diese Schulden von 40 Milliarden Franken gegenüber heute, von welchen ich vorhin gesprochen habe, würden jedes Jahr noch um weitere 7 Milliarden Franken zunehmen: 40 Milliarden Franken 2030; 47 Milliarden Franken 2031; 54 Milliarden Franken 2032 usw.! Das ist, was passiert, wenn nichts passiert! Ich gestehe, das ist vielleicht eine Ausnahme. Wenn man Nein sagt, passiert es genau so - und das ist die Schwierigkeit mit diesem Dossier.
J'aimerais vous dire maintenant que le Conseil fédéral suit vos travaux avec un grand intérêt. Il a encore parlé de la situation lors de sa dernière séance qui a eu lieu il y a six jours, et je dois vous faire part des réflexions suivantes:
Le Conseil fédéral m'a invité à vous rappeler l'importance cruciale de ce projet pour notre pays, pour la Suisse, pour le peuple, pour l'économie et pour la stabilité de nos institutions. C'est la raison pour laquelle nous vous invitons à accepter le projet et, ainsi, à donner à la population, dans notre démocratie directe, la possibilité de débattre et de décider.
Vous le savez, le résultat final ne correspond pas exactement à ce que souhaitait le Conseil fédéral, il ne correspond pas exactement à ce que chacune et chacun dans cette salle souhaitait. Mais c'est le sens même de la démocratie, c'est le sens même d'un Parlement bicaméral, et c'est le sens même de nos institutions que de permettre l'élaboration d'un compromis. Nous estimons que si le projet qui est sur la table ne correspond pas exactement à ce que nous voulions, il respecte les grandes lignes et les décisions qui, aujourd'hui, à l'égard du pays et des enjeux, sont nécessaires.
Il y a, pour la première fois depuis longtemps, une unité de vue sur les grandes lignes de la réforme - cela n'est jamais arrivé -, et sur son coût total. Alors, ne laissez pas les différences qui subsistent masquer l'accord qui existe sur l'essentiel. Si l'on considère l'ensemble du projet, nous sommes bien obligés de constater que ce qui vous rassemble sur cette question est aujourd'hui infiniment plus grand que ce qui vous sépare.
C'est la raison pour laquelle, au nom du Conseil fédéral, je vous invite à accepter la proposition de la Conférence de conciliation et, demain, à accepter le projet en vote final pour que la population suisse ait la possibilité d'en débattre, d'en discuter et de rendre sa décision.