Clottu Raymond · Nationalrat · 2017-09-21
Clottu Raymond · Nationalrat · Neuenburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2017-09-21
Wortprotokoll
Vu le peu d'efficience et surtout d'efficacité de l'espace Schengen, pour notre groupe, il est primordial d'inscrire, dans l'arrêté fédéral, que la Suisse s'engage à participer aux coûts du nouveau corps européen de garde-frontières et de garde-côtes à hauteur de 12 millions de francs par année au maximum. Avec ce plafond, le budget alloué au développement de l'acquis de Schengen devra faire l'objet de la plus grande attention et, surtout, de la plus grande prudence. Cela permettra surtout d'éviter que celui-ci suive, sur le long terme, une forte croissance, comme ce fut déjà le cas jusqu'à présent.
Pour mémoire, la réalité est très différente des vaines promesses et déclarations qui ont été faites au peuple suisse. En effet, la contribution à l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des Etats membres de l'Union européenne, Frontex, devait se monter à 4,6 millions de francs - voire 7 millions au maximum -, montant que nous avons déjà largement dépassé: le chiffre s'élève à plus de 12 millions de francs pour cette année. Dans le budget de Frontex, il est inscrit plus de 14 millions d'ici 2020. Cherchez l'erreur, cela est simplement inacceptable! Par conséquent, il est impératif que le Conseil fédéral veille à ce que le budget alloué à cette agence évolue dans un cadre strict, et non de manière démesurée par une explosion des coûts pour devenir un tonneau sans fond.
C'est la raison pour laquelle le groupe UDC vous invite à soutenir, à l'article 1 alinéa 1, la majorité.
Concernant l'article 1a, pour notre groupe, la contribution à fournir par notre pays ne doit pas entraîner une dégradation de la surveillance des frontières suisses. Pour mémoire, la réalité est très différente des vaines promesses qui, là aussi, ont été faites au peuple suisse avant la votation sur l'adhésion à l'espace Schengen. C'est un fait, confirmé aussi par de nombreux experts, que la longue frontière maritime méridionale, que ce soit le long de la Grèce et surtout de l'Italie, est incontrôlable.
Je vous remercie également, au nom de notre groupe, de soutenir la majorité de la commission à l'article 1a.