Berberat Didier · Ständerat · 2017-11-30
Berberat Didier · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2017-11-30
Wortprotokoll
Bien entendu, à l'instar de mes préopinants, je partage l'inquiétude sur la situation des réseaux postaux, et le canton de Neuchâtel, qui est également celui d'où vient Monsieur Comte, est aussi touché dans ce domaine.
Permettez-moi tout d'abord de faire une remarque. Je suis un peu étonné que, à longueur d'année, des politiciens - et ce n'est pas au Conseil des Etats, forcément, que cela a lieu - prônent la libéralisation, une rationalisation, une ouverture du marché et, lorsque les bureaux ferment, ces mêmes personnes se plaignent de ces fermetures, qui sont la conséquence inéluctable des décisions politiques générales qui ont été prises.
Ma question est différente, elle n'a pas encore été abordée dans le débat: la fermeture d'offices de poste entraînera non seulement une réduction des activités, on le sait, mais aussi une baisse des recettes fiscales. En effet, il faut savoir que l'imposition des sociétés du groupe La Poste - la Poste et Postfinance, par exemple - est basée sur le nombre de postes de travail et les surfaces utilisées. Forcément, chaque fermeture de bureau de poste - et dans beaucoup de cantons, ce sera massif - va non seulement conduire à une perte d'emplois et de compétences de service public, mais aussi faire perdre aux cantons et aux communes un certain nombre de millions.
J'aimerais savoir si le Conseil fédéral est conscient des pertes fiscales qui découlent de la fermeture d'offices de poste.