Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · 2002-06-11
Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion · 2002-06-11
Wortprotokoll
Comme Mme Garbani n'est pas là, je m'adresse alors à M. Cuche.
La minorité voit des fantômes de militarisation là où il n'y en a pas. Que vous vous méfiiez des propositions de M. Schlüer parce qu'elles mettent un accent sur la militarisation, je peux le comprendre, mais dans le concept de la majorité, notamment avec cet article-là, il ne s'agit somme toute que de choses oh combien normales et qui, en plus, vont à l'appui d'opérations que vous soutenez en général et auxquelles vous adhérez tout à fait. Quoi de plus normal que, le cas échéant, des troupes soient envoyées pour assurer, garantir une aide humanitaire, et en plus à la demande de ceux qui en bénéficient? Et quoi de plus normal, comme c'est déjà le cas - ici, c'est simplement précisé -, qu'il y ait des envois de troupes en général spécialisées - les gardes-fortifications - pour défendre par exemple une ambassade? On a vu ça en Algérie assez récemment. Il ne s'agit de rien de plus, de rien de moins. Je crois que là vous tirez un peu au canon sur des mouches parce qu'il n'y a véritablement pas de dangers de dérive avec la proposition de la majorité.
Quant à l'armement, il est déterminé par le Conseil fédéral. On n'est donc pas du tout dans la législation qui permet l'envoi de soldats pour la promotion de la paix. Au fond, on est dans le cadre de missions qui sont hautement traditionnelles, où on précise simplement un peu les modalités qui peuvent être retenues. C'est tout!
C'est la raison pour laquelle, par 12 voix contre 2 avec 2 abstentions, la commission vous propose de rejeter la proposition de minorité Garbani.