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Buffat Michaël · Nationalrat · 2018-05-30

Buffat Michaël · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2018-05-30

Wortprotokoll

Au nom du groupe UDC, je vous invite à soutenir cette initiative. Vous serez tous d'accord avec moi qu'une des bases du succès de notre pays réside dans le principe de démocratie directe. Le peuple est souverain et il décide lui-même ce qu'il juge bon pour lui. Ce principe, malheureusement, est fréquemment attaqué par des politiciens qui refusent d'appliquer la volonté librement exprimée par le peuple. Pour beaucoup de ces politiciens, le droit international est à placer au-dessus du droit voulu par les habitants de notre pays. En tant que représentants du peuple, il nous incombe de maintenir son droit à l'autodétermination et de ne pas l'évincer en faveur de politique et de fonctionnaires éloignés des réalités, comme nous pouvons l'observer dans de nombreux pays qui nous entourent.

Nous avons dû malheureusement observer ces dernières années que le Conseil fédéral, le Tribunal fédéral ou encore l'administration cherchaient à donner une position prépondérante au droit international dans le débat politique ou le développement du droit suisse. Ces dernières années, nous avons eu toute une série de décisions populaires qui n'ont pas été respectées, avec comme conséquence que, malgré l'initiative "contre l'immigration de masse", nous devons encore subir chaque année entre 60[NB]000 et 80[NB]000 nouveaux immigrés. Malgré la votation sur le renvoi des criminels étrangers, les malfaiteurs étrangers restent et continuent de sévir dans notre pays.

Cette initiative remet enfin l'église au milieu du village. Elle permettra enfin d'appliquer rigoureusement les décisions approuvées par le peuple et les cantons. En effet, ces décisions ne sont pas un simple signal à l'intention de la classe politique, mais un mandat contraignant qui nous est donné, que cela nous plaise ou non. La Suisse a conclu des centaines d'accords internationaux, qui, dans la plupart des cas, apportent des avantages aux deux parties. La situation se complique, par contre, quand nous devons reprendre obligatoirement des modifications de traités dictées par l'autre partie, ou quand la Suisse se soumet à des tribunaux étrangers qui interprètent ces accords de manière plus extensive, voire autrement que ne le faisaient les Etats concernés au moment de la signature de l'accord.

Cette initiative est une chance pour notre pays de reléguer enfin au second plan des dispositions qui reposent sur des conventions de droit international non légitimées par notre démocratie. Nous relevons également que cette initiative n'est pas une attaque contre les droits de l'homme, puisque ces derniers sont déjà garantis depuis longtemps dans notre Constitution.

Il nous appartient aujourd'hui, comme nos ancêtres l'ont déjà fait dans le passé, d'affirmer notre droit à l'autodétermination. L'autodétermination est un bien inaliénable. L'abandonner marquerait la fin lente de notre pays en tant que tel. Soutenir cette initiative, c'est soutenir ce qui, pour beaucoup de Suissesses et de Suisses, va de soi, c'est-à-dire que, dans notre pays, le peuple et les cantons forment l'organe suprême.

Le groupe UDC vous appelle donc à recommander l'acceptation de cette initiative.