Reynard Mathias · Nationalrat · 2018-06-12
Reynard Mathias · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion · 2018-06-12
Wortprotokoll
Congé-paternité et congé parental, ce sujet a été évoqué; il s'agit pour nous d'un autre débat, et ce ne sont pas deux ou quatre semaines de congé-paternité ou de congé parental qui résoudraient le manque de places de crèche. Ce n'est d'ailleurs pas au même moment, forcément, que les besoins se font sentir pour l'enfant et pour la famille.
J'aimerais dire quelques mots sur la prolongation du programme. Elle est souhaitée, cela a été dit, par les cantons, mais c'est également une recommandation émanant des études mandatées par le Conseil fédéral. Il ne s'agit pas d'une politique de l'arrosoir, mais seulement de répondre à des besoins si les critères sont respectés.
Enfin, une dernière remarque qui concerné le fédéralisme: évidemment que cela reste du ressort des cantons et des communes. On parle aujourd'hui de 130 millions de francs sur quatre ans. Il s'agit donc d'une trentaine de millions de francs par année. J'aimerais faire une comparaison avec un canton, le canton de Vaud: ce canton investit chaque année 40 millions de francs dans les crèches, et ce sont 200 millions de francs pour les communes vaudoises, par année. Donc il s'agit évidemment d'un rôle subsidiaire de la Confédération; cela le restera. Il s'agit d'incitations financières qui sont extrêmement efficaces pour la création de crèches.
En soutenant les propositions de la minorité Pieren, on se retrouverait malheureusement avec plus un seul franc investi par la Confédération dans la création de crèches.