Chevalley Isabelle · Nationalrat · 2018-11-29
Chevalley Isabelle · Nationalrat · Waadt · Grünliberale Fraktion · 2018-11-29
Wortprotokoll
En automne 2016, les Chambres fédérales acceptaient les projets relatifs à l'encouragement de la formation, de la recherche et de l'innovation pour les années 2017 à 2020 (message FRI 2017-2020). Un message permet aux différents acteurs d'établir des planifications à moyen terme absolument nécessaires dans la recherche et la formation. Mais, depuis cette date, à chaque discussion budgétaire, il y a eu des tentatives, plus ou moins fructueuses, d'attaquer les crédits annoncés dans le message.
Le groupe Vert'libéral soutient une gestion des finances responsable. Nous le devons aussi aux générations futures. Mais, depuis plusieurs années, des excédents sont constatés, dont celui de 2017, qui se montait à près de 3 milliards de francs, et celui de 2018, qui se montera à plus de 2 milliards de francs selon les prévisions. Si, dans une telle situation financière, on ne respecte pas nos engagements envers les institutions suisses chargées de former notre jeunesse, alors quand le ferons-nous? Oui, la Suisse est parmi les leaders de la recherche dans le monde. Mais pour combien de temps encore? D'autres nations mettent le paquet et, face à elles, nous ne faisons plus le poids.
La proposition du Conseil fédéral est inférieure de 151 millions de francs par rapport au cadre donné par le message FRI. La minorité de notre commission propose une correction de 115 millions de francs. Cela se soldera cependant par une réduction de 36 millions de francs.
Les dépenses dans la formation et la recherche ne sont pas des dépenses, mais un investissement dans les générations futures; vous savez, celles qui financeront, entre autres, nos retraites. Pensez-vous vraiment qu'il soit judicieux d'être radin dans ce secteur?
Le groupe Vert'libéral croit en la jeunesse de notre pays, il croit en la capacité d'innovation de notre pays, il croit en la formation dans un pays qui n'a ni or ni pétrole. Nos diamants à nous, ce sont notre jeunesse et sa capacité incroyable à innover dans tous les secteurs. C'est pourquoi nous soutiendrons la proposition de la minorité Schneider Schüttel évoquée en commission.