Roduit Benjamin · Nationalrat · 2019-09-11
Roduit Benjamin · Nationalrat · Wallis · CVP-Fraktion · 2019-09-11
Wortprotokoll
Je serai bref, même s'il s'agit probablement du point le plus important dont nous avons à décider dans le cadre de ce projet. Vous vous en souvenez, en décembre dernier nous avions déjà soutenu l'absolue nécessité de coupler l'entrée en vigueur de ce projet avec le financement uniforme (EFAS). C'est d'autant plus nécessaire aujourd'hui que depuis, même s'ils se sont montrés un brin plus favorables à EFAS, les cantons ont multiplié les contraintes, comme l'intégration des prestations de soins, dont la complexité nous fait penser qu'ils souhaitent voir ce projet renvoyé aux calendes grecques. Je vous rappelle que le potentiel d'économies d'EFAS s'élève à près d'un milliard de francs par an et que nous ne saurions attendre. D'ailleurs, nous en débattrons le 26 septembre.
Je profite de cette intervention pour attirer l'attention du Conseil fédéral et du Conseil des Etats sur une formulation de l'administration concernant l'article 37 alinéa 1 qui est problématique, même si cela n'est pas mis en discussion aujourd'hui. A la lecture du texte, on remarque en effet qu'un étudiant ayant obtenu la maturité en allemand à Zurich, puis effectué ses études de médecine dans une université germanophone, ne pourra pas pratiquer la médecine à Genève ou à Lausanne sans passer un nouveau test de langue. En ma qualité d'ancien recteur de collège et membre de la Conférence des recteurs suisses, je peux vous assurer que, dans notre pays, le niveau des étudiants de maturité dans la deuxième langue nationale est bien supérieur au niveau B2 requis dans le cadre de ce test. J'espère que cette remarque de notre groupe sera entendue.
Enfin, pour revenir à EFAS, comme vous l'avez remarqué, nous avons soutenu toutes les propositions de la majorité parce qu'elles font partie d'un projet global, avec EFAS, à l'heure où les partenaires tarifaires, la Confédération et les cantons ne cessent de se renvoyer la balle au sujet du seul vrai problème: les coûts de la santé. Nous faisons appel à votre compréhension et à votre soutien. [PAGE 1441]