Berberat Didier · Ständerat · 2019-09-17
Berberat Didier · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2019-09-17
Wortprotokoll
J'aimerais dire que je suis très heureux d'avoir entendu Monsieur Minder, qui ne s'était pas du tout exprimé en commission lorsque nous avions discuté de cette question. Il nous fait aujourd'hui l'honneur de nous donner sa position, et c'est très bien. D'ailleurs, ces réflexions sont intéressantes, elles comprennent deux parties.
D'abord, il y a la question de savoir si la Suisse doit faire partie du Conseil de sécurité, voire de l'ONU. Je crois que les choses ont été réglées par une votation populaire en ce qui concerne le fait, pour notre pays, d'être membre de l'ONU; il n'y a donc pas à revenir là-dessus. En ce qui concerne le Conseil de sécurité, le chef du département nous a signalé que deux motions du groupe UDC étaient pendantes au Conseil national, visant à ce que la Suisse renonce à faire partie du Conseil de sécurité. Le Parlement se prononcera et nous verrons si une majorité se dégage pour que la Suisse renonce à sa demande, ce qui, à mon avis, serait une profonde erreur.
Ensuite, les réflexions de Monsieur Minder sur la question de l'association du Parlement à la fonction de la Suisse durant deux ans au Conseil de sécurité sont intéressantes. Il y a quelques pistes. Il est vrai que le Conseil de sécurité siège presque journellement, en tout cas très souvent. Il n'est pas possible que le Parlement, qui est un Parlement de milice, s'occupe de chaque détail des discussions du Conseil de sécurité. A mon avis, le Conseil fédéral, qui doit justement examiner cette question, nous fera des propositions praticables, de sorte que l'on trouve des solutions, quitte à créer un nouvel organe temporaire, qui pourrait être une délégation qui s'occupe de ces questions. Bien entendu, toutes les décisions ne pourront pas faire l'objet d'une consultation auprès du Parlement, vu l'urgence et vu le nombre de décisions, mais il faudra que le Conseil fédéral, en accord avec les Commissions de politique extérieure, trouve une solution praticable - je le répète -, afin que le Parlement puisse être associé à ces discussions. Beaucoup d'Etats ont été, sont ou seront membres non permanents du Conseil de sécurité. Ces Etats ont des parlements qui, très souvent, sont consultés. Il n'y a pas de raison, si on a trouvé une solution à l'étranger, qu'on ne puisse pas en trouver une en Suisse.