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AB 253571

Fournier Jean-René · Ständerat · Wallis · CVP-Fraktion · 2019-09-27

Wortprotokoll

Je remercie l'ensemble In Luce Duo. (Applaudissements)

Je vais commencer ces petites "Laudationes" par notre collègue Anita Fetz.

C'est en 1984, l'année de naissance du plus jeune des membres de notre conseil, qu'Anita Fetz a entamé son premier mandat politique, au Grand Conseil de Bâle-Ville. Notre collègue bâloise, qui a étudié l'histoire économique et sociale, avait toutefois déjà commencé bien plus tôt à prendre part à la vie politique, en participant notamment à des manifestations particulièrement animées.

Il n'a pas fallu longtemps pour qu'Anita Fetz mette les pieds sur la scène politique nationale, puisqu'elle est devenue la plus jeune conseillère nationale, en 1985 déjà, et cette fonction lui a permis de mettre en avant son combat pour le droit des femmes. En 1995, elle a fait du Parti socialiste sa famille politique. Le fait que notre collègue ait représenté le canton de Bâle-Ville à la Chambre haute plus longtemps que ses trois prédécesseurs montre bien la place importante qu'elle a prise dans cette famille.

Die Rolle, die Anita Fetz in der Schweizer Politik einnahm, veränderte sich während der sechzehn Jahre in unserem Rat. Überhaupt ist das Motto unserer Kollegin, bei aller Kontinuität, der Wandel: der Glaube an tiefgreifende Veränderungen durch engagiertes Zusammenwirken. Auch als Unternehmerin verschrieb sie sich dem Change Management. Im unserem Rat war sie zunächst Mitglied der Kommission für soziale Sicherheit und Gesundheit, dann betrieb sie schwergewichtig Finanz- und Wirtschaftspolitik und brachte ihre Anliegen in die Kommission für Wirtschaft und Abgaben und in die Finanzkommission ein; letztere präsidierte sie von 2015 bis 2017. Die Kultur kam bei Anita Fetz deswegen nicht zu kurz. Neben dem Engagement in der Kommission für Wissenschaft, Bildung und Kultur fand sie Zeit für den Verein Swiss Music Export und für die parlamentarische Gruppe Rock/Pop. [PAGE 993]

Chère Anita, ta spontanéité et ton esprit critique ont mis de la couleur dans notre "chambre de réflexion". (Applaudissements; le président remet un cadeau à Madame Fetz)

En politique, presque sans interruption depuis 1985, Robert Cramer a oeuvré au niveau tant législatif qu'exécutif, aussi bien sur la scène communale, cantonale que fédérale. Comme bien des écologistes romands, il fait partie de la tendance "realo" des Verts, ce qui lui a permis d'accéder au gouvernement cantonal et d'y sévir avec brio durant douze ans.

Douze ans est aussi la durée de son mandat au Conseil des Etats, puisqu'il y est entré en 2007. Notre collègue Cramer a su enrichir nos débats, par ses connaissances approfondies du droit, qu'il a su exposer de façon claire et compréhensible. Il a siégé à la Commission de gestion et à la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie et il a présidé la Commission des affaires juridiques et celle des institutions politiques.

Conscient que quelque chose vaut mieux que rien, il a cherché sans relâche des solutions de compromis, démontrant par là son attachement à notre façon de gérer la "res publica".

S'il fait partie de ceux qui font preuve de retenue dans le dépôt d'interventions parlementaires, il ne dédaigne pas en revanche de prendre la parole au conseil, et ce sur les sujets les plus divers et les plus complexes. Son art consommé de la rhétorique, sa virtuosité dans le maniement du verbe, sa recherche constante du terme juridique correct, ses expressions parfois à l'ancienne - ah! les "tempéraments" qu'il faudrait introduire dans un projet de loi! - ne se feront dorénavant plus entendre dans l'enceinte du Conseil des Etats. Cher Robert, c'est dire si les débats de la Chambre haute y perdront en poésie et en reliefs bigarrés, ceux que tes argumentations pertinentes, originales et pointues donnaient aux délibérations sénatoriales - et je ne dirai rien de ton engagement exemplaire et aussi remarquable qu'agréable et joyeux lors de nos longues soirées d'intenses réflexions. (Hilarité; applaudissements; le président remet un cadeau à Monsieur Cramer)

Quand on entend son nom, des qualités comme "conciliant", "pragmatique", "objectif" ou "modeste" nous viennent tout de suite à l'esprit. Konrad Graber a une longue carrière politique derrière lui, qui a commencé aussi en 1985. Après de nombreuses années d'engagement au niveau communal, il a siégé au Grand Conseil jusqu'en 2007, avant d'entrer en fonction au Conseil des Etats comme député pour le canton de Lucerne.

Sa première prise de parole au Conseil des Etats, le 11 décembre 2007, portait sur un sujet qui est caractéristique de sa personnalité comme de son action: la médiation. En effet, en plus d'être économiste et expert-comptable diplômé, Konrad Graber a également porté la casquette de médiateur. Dans le cadre de son travail parlementaire, que ce soit d'abord dans la Commission de gestion et la Commission des transports et des télécommunications ou actuellement dans la Commission de l'économie et des redevances et la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique, il a fréquemment joué le rôle de conciliateur, contribuant au rapprochement de positions apparemment inconciliables et à l'élaboration de compromis si équilibrés qu'ils parvenaient à satisfaire une nette majorité.

Auch wenn es vermessen scheint, ihn ob seiner sportlichen Statur als das zu bezeichnen - es trifft dennoch zu: Konrad Graber darf, was die Bundespolitik anbelangt, bestimmt zu den Schwergewichten des vergangenen Jahrzehnts gezählt werden.

Un tel statut de poids lourd de la politique fédérale n'est pas acquis d'office. Il se mérite par un travail aussi intelligent qu'intense et par un grand respect de tous ses partenaires. Cher Koni, à l'instar d'un emmental porté à bonne maturité, tes réflexions et solutions équilibrées ont bien souvent su peser bien au-delà de notre conseil, et certaines parfument encore l'atmosphère de notre démocratie. Merci pour ton engagement! (Applaudissements; le président remet un cadeau à Monsieur Graber)

En 2007, le peuple jurassien a choisi Claude Hêche pour le représenter au Conseil des Etats. Il a ensuite confirmé ce choix à deux reprises. Le lien de confiance entre Claude Hêche et son canton est particulièrement solide, car notre collègue a consacré toute son énergie aux intérêts de la population jurassienne: conseiller communal puis maire de la commune de Courroux, député au Parlement jurassien puis président de ce même parlement et, enfin, ministre de la République et canton du Jura pendant plus de dix ans. Arrivé au Conseil des Etats en 2007, il en a été le président en 2015 et, pour la première fois, un représentant du plus jeune canton suisse était à la tête de notre conseil.

Claude Hêche a siégé à la Commission de la politique de sécurité, à la Commission de gestion et à la Commission des institutions politiques. Son intérêt pour la mobilité l'a notamment dirigé vers la Commission des transports et des télécommunications, dont il a été membre pendant la totalité de son mandat politique à Berne et qu'il a d'ailleurs présidée, de 2011 à 2013.

Deux mots me viennent à l'esprit pour qualifier autant l'homme que le conseiller aux Etats: grande précision - qu'il a sans doute héritée de son expérience professionnelle - et passion - pour le hockey sur glace, pour le football, le cyclisme et le tennis. Ces deux qualités lui ont beaucoup servi dans son engagement en faveur de la cohésion nationale, engagement qu'il a particulièrement montré dans le cadre de la réforme de la péréquation financière, de la promotion du plurilinguisme ou du développement des transports publics. Il a eu intensément à coeur de défendre les régions périphériques et d'agir en faveur de l'intégration des personnes ayant des problèmes professionnels ou financiers. Il s'est également beaucoup engagé pour que la Confédération investisse davantage dans le sport, le sport d'élite et aussi la relève sportive.

Claude Hêche est à la fois un homme avenant et droit dans ses bottes. Sa générosité comme son humour sentent bon la damassine. Claude Hêche, l'homme qui a présidé toutes les chambres du pouvoir, va retourner dans son Jura natal, et gageons que ce retour lui permettra de résoudre enfin son dilemme d'égalité en permettant à son épouse de présider toutes les chambres de leur foyer. Merci, Claude, pour ton engagement! (Applaudissements; le président remet un cadeau à Monsieur Hêche)

L'infatigable Claude Janiak quitte lui aussi notre conseil. A bientôt 71 ans et malgré sa charge de travail, il est encore et toujours en pleine forme, faisant même quelques envieux parmi de bien plus jeunes que lui. Il a consacré 44 années de sa vie à la politique, dont 20 sous la Coupole fédérale: après s'être engagé à l'échelon communal, puis au niveau cantonal, il a rejoint le Conseil national en 1999, où il a siégé jusqu'en 2007 et qu'il a d'ailleurs brillamment présidé en 2006; depuis fin 2007, il représente le canton de Bâle-Campagne au Conseil des Etats.

Claude Janiak est actuellement membre de la Délégation auprès de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE, de la Délégation pour les relations avec le Parlement italien et de la Commission des affaires juridiques, dont il a été le président de 2007 à 2009. Il a également siégé à la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie.

Der zurückhaltende und stets gepflegt auftretende Claude Janiak hat sich im Ständerat auch in seinen letzten Amtsjahren nicht geschont. Aktuell präsidiert er die Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen sowie die[NB]Geschäftsprüfungsdelegation. Beide Ämter hat er nicht gesucht, sondern ist - ein Beweis seines grossen Pflichtbewusstseins - eingesprungen, als Not am Mann war.

Gerade mit seiner verlässlichen Arbeit in den wichtigen, aber nicht im Rampenlicht stehenden Aufsichtsgremien unseres Staates, sozusagen im Maschinenraum, hat sich Claude grosse Verdienste erworben. Claude Janiak war einer unserer verlässlichsten "Goalies" - und dies kommt nicht von ungefähr, ist er doch auch einer der leidenschaftlichsten Fans des FCB.

Von Herzen alles Gute, lieber Claude! (Beifall; der Präsident überreicht Herrn Janiak ein Geschenk)

Tout au long de sa vie, Werner Luginbühl s'est consacré à la chose publique, à la "res publica". Alors qu'il n'avait pas encore 30 ans, il était déjà président de la commune de [PAGE 994] Krattigen et, à 40 ans, il siégeait au Conseil d'Etat du canton de Berne. C'est sans doute à ces 18 ans d'expérience à l'exécutif qu'il doit son approche avisée et pragmatique des choses, dont il a su faire profiter notre conseil. Car les objets que nous traitons ne doivent pas seulement passer la rampe du vote au conseil, ils doivent ensuite faire la preuve de leur efficacité et de leur utilité en pratique, que ce soit aux échelons communal, cantonal ou fédéral. Et cela, Werner Luginbühl ne l'a jamais perdu de vue.

Il a rejoint nos rangs en 2007, alors qu'il était membre de l'Union démocratique du Centre. Depuis 2008, il représente le Parti bourgeois-démocratique. Son credo politique, qui s'écarte franchement de tout dogmatisme, repose sur deux principes fondamentaux: l'ouverture au dialogue et le respect des opinions divergentes.

Der charmante und elegante Werner Luginbühl suchte nicht den grossen Auftritt, dafür war er zu zurückhaltend und unprätentiös. Sein breites Engagement in den Bereichen Wirtschaft, Bildung, Kultur und Sport brachte er in die Kommission für Wissenschaft, Bildung und Kultur ein sowie in die Kommission für Umwelt, Raumplanung und Energie, die er 2015 bis 2017 präsidierte. Er war auch Mitglied der Geschäftsprüfungskommission, der Kommission für Wirtschaft und Abgaben und der Kommission für Rechtsfragen.

Sein Einsatz in Organisationen und Stiftungen deckt ebenfalls ein breites Spektrum ab. Vielseitigkeit gehört zu Werner Luginbühls Wesen: Er vereint Eigenschaften, die Ober- und Mittelland, Urbanes und Ländliches elegant und selbstverständlich eins werden lassen.

Lieber Werner, wir wünschen dir, dass du von nun an etwas häufiger Waldboden unter den Füssen und das Glitzern des Thunersees in den Augen hast! (Beifall; der Präsident überreicht Herrn Luginbühl ein Geschenk)

Lorsque Liliane Maury Pasquier a rejoint le Conseil des Etats, en 2007, ce dernier a gagné une parlementaire très expérimentée. En effet, notre collègue valaiso-genevoise avait fait ses premiers pas en politique au Conseil municipal de Veyrier, puis au Grand Conseil du canton de Genève avant d'être élue au Conseil national en 1995. En 2002, elle est même devenue présidente du Conseil national, et donc première citoyenne du pays.

Liliane Maury Pasquier a toujours mis un point d'honneur à promouvoir l'égalité entre femmes et hommes. En tant que sage-femme, elle a tout naturellement voulu se concentrer aussi sur la politique de la santé. Elle a ainsi siégé sans interruption jusqu'à l'an dernier à la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique, qu'elle a même présidée. La Commission de la science, de l'éducation et de la culture et la Commission des institutions politiques ont également bénéficié de ses compétences. De même, la politique internationale a fait partie de ses principaux champs d'action. Notre collègue a ainsi présidé deux fois la Délégation pour les relations avec le Parlement français et a siégé, pendant ses trois législatures à la Chambre haute, à la Commission de politique extérieure, où elle a régulièrement rappelé la responsabilité de la Suisse en sa qualité de dépositaire des conventions de Genève et souligné l'importance de la Genève internationale pour notre pays.

Si elle a fermement défendu les valeurs de la gauche au sein du conseil, Liliane Maury Pasquier s'est également montrée très attachée au dialogue et au débat.

Ces derniers temps seulement, sa chaise au Conseil des Etats est restée quelquefois vide. Vous savez tous pour quelle raison: devenue présidente de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, elle est souvent à Strasbourg. Sa nomination à cette fonction est un signe de la reconnaissance de son fort engagement en faveur de l'Assemblée parlementaire ainsi que des droits de l'homme et des principes de l'Etat de droit. Durant l'ensemble de son mandat à la Chambre haute, elle a été active au sein de la Délégation auprès de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Le travail important qu'elle a fourni à Strasbourg au cours de la période agitée que l'assemblée a vécue ces dernières années lui a valu de nombreux éloges. Elle mérite ainsi d'autant plus cette fonction de présidente, fonction qu'elle est la première Suissesse à exercer depuis plus de trente ans. Elle restera à la présidence de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe jusqu'en janvier 2020.

Chère Liliane, en te disant notre fierté, nous te souhaitons plein succès dans cette tâche, et ensuite une période plus reposante, même s'il est peu probable, te connaissant, que tu puisses t'empêcher de poursuivre, d'une manière ou d'une autre, ton engagement en faveur des causes qui te tiennent tellement à coeur. Merci, Liliane! (Applaudissements; le président remet un cadeau à Madame Maury Pasquier)

C'est une conseillère aux Etats encore jeune mais néanmoins très expérimentée qui ne se représente pas à l'élection de la Chambre haute: Engagée dans les luttes politiques à une époque où ce n'était pas une sinécure pour une femme, qui plus est mère d'enfants encore jeunes, Géraldine Savary a montré un courage et une ténacité qui l'ont conduite, après une législature passée au Conseil national, à siéger au Conseil des Etats douze ans.

Notre collègue a participé aux travaux de la Commission des transports et des télécommunications, de la Commission de la politique de sécurité, de la Commission des affaires juridiques, de la Commission de gestion et elle a présidé celle de la science, de l'éducation et de la culture. Son engagement pour l'institution et son respect pour les avis politiques qui divergent des siens l'ont en outre menée au seuil de la présidence du conseil.

Durant ces années d'engagement au sein de notre conseil, elle s'est attachée à la défense du droit d'auteur, au renforcement des médias, à tout ce qui a trait à la santé et aux assurances sociales, aux transports, aux droits des travailleurs, à la culture et aux institutions culturelles. La lutte pour la cause des femmes et notamment la mise en oeuvre de l'égalité salariale lui tenaient particulièrement à coeur. A cela s'ajoute sa détermination à combattre toutes les formes de violences faites aux femmes, aux enfants, en Suisse comme à l'étranger. Enfin, c'est avec une énergie peu commune qu'elle a défendu à de multiples reprises les consommatrices et les consommateurs ainsi que les appellations d'origine protégées.

Chère Géraldine Savary, tu as apporté la démonstration que l'on peut surmonter les obstacles les plus difficiles et l'emporter de façon digne et intègre. Tu resteras un exemple pour beaucoup de femmes qui, grâce à ton action et à ton enthousiasme à toute épreuve, n'hésiteront pas à se lancer dans l'arène politique. Je te remercie également pour ton engagement. (Applaudissements; le président remet un cadeau à Madame Savary)

Les Jurassiens ont élu Anne Seydoux-Christe au Conseil des Etats en 2007, puis lui ont renouvelé leur confiance à deux reprises.

Que ce soit au Conseil de Ville de sa commune de résidence, Delémont, au Parlement jurassien ou au Conseil des Etats, Anne Seydoux-Christe a pris l'étymologie du mot "législation", "legis-latio", à la lettre: elle a toujours veillé à "porter" les lois. Ce respect pour l'acte législatif, couplé à une parfaite compréhension des institutions, a caractérisé ses années de travail au sein de la Commission des affaires juridiques, de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture, de la Commission de gestion et de la Commission de politique extérieure, ainsi que de la Délégation auprès de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie et de la Délégation pour les relations avec le Parlement français. Elle a d'ailleurs présidé avec brio et fermeté ces quatre organes précités.

Anne Seydoux-Christe a incarné de manière exemplaire les particularités de notre "chambre de réflexion". Durant tout son mandat, elle a tenu à participer très fidèlement à nos séances, attentive aux discussions, même si le sujet ne la concernait pas directement. Elle a su aussi faire entendre sa voix lorsqu'elle l'estimait nécessaire, enrichissant le débat de ses excellentes connaissances juridiques, de son objectivité sans faille et de son argumentation, parfois aussi vigoureuse que rigoureuse, et ses prises de parole ont toujours été claires et très engagées. Son intérêt va bien au-delà des institutions. Elle a eu notamment à coeur de défendre les femmes, les enfants et la famille, et s'est intéressée aussi aux questions économiques et éthiques. [PAGE 995]

Le monde agricole a également occupé une place spéciale dans son engagement politique; et - parce qu'elle est jurassienne et qu'elle apprécie les sports équestres - Anne Seydoux-Christe s'est particulièrement investie dans la lutte pour la préservation de la race des Franches-Montagnes. Anne, Anne, ma soeur Anne, pour avoir été ton voisin durant quelques années dans ce conseil, je sais ce qu'il te doit et je sais ce que je te dois. Nos meilleurs voeux t'accompagnent. (Applaudissements; le président remet un cadeau à Madame Seydoux)

Natif des Montagnes neuchâteloises, Didier Berberat a été très tôt actif en politique: au législatif communal puis cantonal, à l'exécutif communal en parallèle avec son mandat de conseiller national, puis au Conseil des Etats uniquement.

Durant ses 24 ans d'engagement dans les travées de l'Assemblée fédérale, notre collègue a été membre de très nombreuses commissions et délégations et en a présidé plusieurs, par exemple: la Commission de rédaction, la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie du Conseil des Etats. Il a aussi été membre de la Commission de politique extérieure pendant douze ans. Mais il a également présidé des organes ou des associations non parlementaires, telle l'Association Défense du français, cette cause lui tenant particulièrement à coeur. On retiendra également son engagement en faveur de la liaison TGV Berne-Neuchâtel-Paris.

En ce qui concerne plus précisément les thèmes débattus sous la Coupole, Didier Berberat a pris fait et cause pour une assurance-maladie sociale et la sauvegarde des intérêts des travailleurs, l'égalité des droits entre femmes et hommes, l'égalité sur le plan salarial, la protection du climat, les économies d'énergie et la lutte contre le gaspillage sous toutes ses formes.

C'est une personnalité tout en rondeur lorsqu'on l'aborde, mais très résolue sur le fond, soucieuse des intérêts de son canton et qui a oeuvré en parfaite harmonie avec son collègue libéral-radical du même canton, qui quitte également notre conseil. Cher Didier, ton canton et nous tous pouvons te rendre un hommage appuyé pour ton action politique ferme mais mesurée.

Je n'ai pourtant qu'un seul regret en ton encontre: celui de n'avoir pas eu l'occasion de t'accompagner dans une de tes missions en terre africaine. Car on m'a rapporté que si dans notre chambre tu n'es qu'un meilleur parmi les 46 meilleurs, en Afrique, ta notoriété fait que les plus grands chefs d'Etats européens te jalousent. Merci Didier! (Applaudissements; le président remet un cadeau à Monsieur Berberat)

"Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu pas l'égalité venir? - Je ne vois rien que l'économie qui s'apitoie et le Parlement qui louvoie." Personne n'a oublié dans cette salle cette formule, empruntée au fameux "Barbe-bleue" de Charles Perrault, que notre collègue Raphaël Comte a prononcée en février 2018 dans l'espoir de permettre à la révision de la loi sur l'égalité d'être adoptée. Comme ce fut le cas pour cette loi, ce travailleur forcené, qui connaît ses dossiers sur le bout des doigts, a souvent adopté une position libérale sur les questions de politique sociale. Ce qui a amené certains à le considérer comme un radical de gauche, alors que, au fond, sa ligne politique reflète bien la sensibilité de son parti cantonal.

L'éventail des dossiers qu'il est amené à traiter et dans lesquels il s'investit est impressionnant: membre la Commission des finances, de la Délégation des finances, de la Commission judiciaire, il siège aussi au sein de la Commission des institutions politiques, de la Commission de rédaction et de la Commission des transports et des télécommunications, sans oublier différentes délégations chargées des relations avec d'autres parlements, avec des organismes multilatéraux ou avec les autres pays de la francophonie. Faut-il ajouter qu'il a été également membre de la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie et de la Commission des affaires juridiques?

Au cours des vingt dernières années, l'ascension politique de Raphaël Comte a été fulgurante: entré en politique à 21 ans, il a fait son chemin aux niveaux communal et cantonal; à 31 ans, il a été élu au Conseil des Etats en tant que représentant du canton de Neuchâtel et, en 2015, il accédait au fauteuil de président de notre conseil. Alors qu'à l'origine il ne se destinait pas du tout à cette fonction, il a accepté de reprendre la candidature laissée vacante par le décès de notre estimé et regretté collègue Pankraz Freitag. Raphaël a assumé ce rôle avec courage, style et une pointe subtile d'humour. Il a su faire preuve d'indépendance et de détermination lorsque, en tant que président, il a dû se battre pied à pied pour faire accepter, malgré une résistance ouverte et acharnée de la part de certains, les règles d'accès à la salle et aux antichambres du Conseil des Etats. C'est grâce à lui si nous pouvons, depuis, travailler à nouveau dans le calme et dans la sérénité dans nos antichambres.

Merci Raphaël, nous te souhaitons beaucoup de succès dans ce que tu choisiras d'entreprendre par la suite! (Applaudissements; le président remet un cadeau à Monsieur Comte)

Fabio Abate a été élu au Conseil national en 2000, alors qu'il était membre de l'exécutif de la ville de Locarno. Et c'est en 2011 qu'il a rejoint les rangs du Conseil des Etats. Il possède cette qualité propre à notre conseil, à savoir l'art noble - mais ô combien difficile! - de forger des compromis. Cette capacité lui a été précieuse lorsqu'il a mis sous toit la loi sur les jeux d'argent, en tant que président de la Commission des affaires juridiques. Il a toujours su garder son sang-froid et n'était pas de ceux qui appréciaient les polémiques bruyantes et inutiles.

Avant de se mettre au service du Conseil des Etats, Fabio Abate a siégé au Conseil national: maîtrisant tout particulièrement les questions financières, il a su traverser les moments difficiles de la crise financière de 2008, lorsqu'il présidait la Commission des finances. Au sein de notre conseil, en sa qualité de membre de la Commission des affaires juridiques et de la Commission des institutions politiques, il a montré un profond respect pour nos institutions et une volonté inébranlable de garantir l'Etat de droit. Juriste éloquent et plurilingue, il était tout désigné pour siéger à la Commission de rédaction, qu'il a même présidée de 2011 à 2013.

Eine Herzensangelegenheit war Fabio Abate die Verbesserung der Beziehungen des Bundes zum Kanton Tessin und, als Mitglied der Delegation für die Beziehungen zum italienischen Parlament, auch die Vermittlung der Anliegen der Italianità.

Fabio, wir werden dich und deinen Tessiner Charme hier in Bern vermissen! (Beifall; der Präsident überreicht Herrn Abate ein Geschenk)

Autrefois géomètre et agriculteur, Isidor Baumann a, comme tant d'autres parmi nous, une longue carrière politique derrière lui. Une carrière qu'il a débutée en 1990 en tant que conseiller municipal et président de la commune de Wassen, cette petite localité de la vallée de la Reuss. En 2000, Isidor a été élu au Conseil d'Etat d'Uri, au sein duquel il a été à la tête de la Direction de l'économie du canton pendant douze ans. En 2011, il a fait son entrée au Conseil des Etats.

Rien d'étonnant à ce qu'il ait immédiatement rejoint la Délégation de surveillance de la NLFA, qu'il présidera à deux reprises. La NLFA est un projet qui lui a particulièrement tenu à coeur, en tant qu'Uranais, malgré les difficultés qu'elle impliquait pour son canton. Il a en outre été membre de la Commission de la politique de sécurité, qu'il a également présidée, j'allais dire avec casque et armes, de la Commission de l'économie et des redevances, de la Commission des transports et des télécommunications, ainsi que de la Commission de gestion.

Isidor Baumann stammt aus einer Region, die wohl wie keine andere der Schweiz seit Jahrzehnten einem starken Strukturwandel ausgesetzt ist, der unter anderem auf eine rasante Beschleunigung des Verkehrs, eine Veränderung der politisch-militärischen Kräfteverhältnisse und eine konstant prekäre Ausgesetztheit gegenüber der Natur zurückgeht. Isidor Baumann beschränkte sich aber nicht darauf, mit Sachverstand und Umsichtigkeit auf die Implikationen dieser Entwicklungen für seine Region aufmerksam zu machen. Er sah auch die gesamtschweizerischen Interessen und versuchte, beiden gerecht zu werden.

Lieber Isidor, ich weiss, der Rat wird deine Fairness, deine Zurückhaltung und deine Korrektheit vermissen. Merci, [PAGE 996] Isidor! (Beifall; der Präsident überreicht Herrn Baumann ein Geschenk)

Pascale Bruderer Wyss a connu une ascension politique fulgurante. A vingt ans, notre collègue argovienne faisait ses débuts en politique, en tant que plus jeune élue au Parlement de Baden pour le Parti socialiste. Tout juste quatre ans plus tard, en 2002, elle a été élue au Conseil national. En 2009, elle a présidé la Chambre basse, devenant à 32 ans la plus jeune première citoyenne du pays. Enfin, en 2011, elle est entrée au Conseil des Etats, où elle a siégé à la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique, à la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie, ainsi qu'à la Commission des institutions politiques, qu'elle préside actuellement.

Ihr besonderes Engagement galt der Gleichstellung von Menschen mit Behinderungen. Pascale Bruderer verfügt über ganz besondere Sprachkenntnisse: Sie kann sich perfekt in der Gebärdensprache der Gehörlosen ausdrücken, weil ihr Onkel und ihre Cousins gehörlos sind. Sie hat sogar eine Gebärde für den Namen Ignazio Cassis geprägt. Weiter setzte sich Pascale Bruderer für die Cleantech-Wirtschaft, für das Recht auf Bildung und, als Mutter von zwei Töchtern, auch für die Vereinbarkeit von Familie und Beruf ein - kurz: für eine offene Gesellschaft, in der alle die gleichen Chancen haben. Dies tat die gelernte Politologin und Unternehmensberaterin auf so engagierte wie umgängliche Art.

Pascale Bruderer verlässt den Ständerat nach insgesamt siebzehn Jahren intensiver politischer Arbeit im eidgenössischen Parlament. Wir zweifeln nicht daran, dass sie auch in ihrem zukünftigen Leben einen Senkrechtstart hinlegen wird.

Wir danken dir, Pascale, herzlich für deine langjährige Arbeit und wünschen dir für die Zukunft alles erdenklich Gute! (Beifall; der Präsident überreicht Frau Bruderer Wyss ein[NB]Geschenk)

"Nach acht Jahren im Ständerat will ich jungen und neuen Kräften Platz machen." Ce sont les mots de notre collègue thurgovien Roland Eberle. Et il parle en connaissance de cause: il a lui-même eu la chance d'accéder au Conseil d'Etat à 40 ans.

Après douze ans à l'exécutif cantonal, il s'est engagé cinq ans durant dans l'économie privée. Une fois au Conseil des Etats, il a oeuvré dans des domaines qu'il avait bien connus en tant que conseiller d'Etat. C'est ainsi que cet ancien chef du Département des finances et des affaires sociales du canton de Thurgovie a siégé pendant six ans à la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique et à la Commission de politique extérieure. Agronome de formation, il a surtout marqué les esprits au sein de la Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie, qu'il a par ailleurs présidée ces deux dernières années. Il a notamment représenté la CEATE au Conseil des Etats lors des débats sur la modification controversée de la loi sur la chasse, un domaine dans lequel il s'était déjà fait un nom en tant que militant pour la régulation des populations de castors.

Wir lernten Roland Eberle als einen Menschen ohne Berührungsängste kennen, als einen, der scheinbar Gegensätzliches zusammenbringt. Er vertrat eine Wirtschaftspolitik, die den Umweltschutz nicht vernachlässigt. Er nahm die Perspektive eines - wie er selber sagte - "Randgebiets der Schweiz" ein und hatte als Ziel doch stets den politischen Zusammenhalt des ganzen Landes vor Augen. Er setzte sich engagiert für die Interessen seines Kantons ein, ohne die Distanz und den Humor missen zu lassen, die es in der Politik manchmal braucht.

La Thurgovie est aux confins nord de la Suisse, le Valais aux confins sud du pays. A toi le castor, à moi le loup, cher ami! (Hilarité) On était fait pour nous entendre, mon cher Roland!

Diese Fähigkeiten sind ebenso wichtig, wenn man gesundheitliche Schwierigkeiten zu überwinden hat. Du hast diese Fähigkeit bewiesen, lieber Roland. Wir freuen uns sehr, dass es dir wieder so gut geht, und wünschen dir von Herzen, dass es so bleibt! (Beifall; der Präsident überreicht Herrn Eberle ein Geschenk)

Joachim Eder est incontestablement un vieux routinier de la politique. Notre libéral-radical zougois a en effet derrière lui une carrière longue de 37 ans, qu'il a commencée au niveau cantonal, avant de faire son entrée sous la Coupole fédérale. Enseignant de formation, il a siégé pendant 19 ans au Grand Conseil du canton de Zoug puis a été élu au Conseil d'Etat, en 2001. Joachim Eder a survécu à l'attentat perpétré au Parlement zougois le 27 septembre 2001, lors duquel quatorze députés ont été tués - un acte de folie meurtrière qui a profondément marqué tous ceux qui l'ont vécu.

En tant que conseiller d'Etat, Joachim Eder a conduit la Direction de la santé publique du canton de Zoug pendant dix ans. Elu à la Chambre des cantons en 2011, il s'est engagé au sein de nombreuses commissions: la Commission de la politique de sécurité, la Commission de gestion, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture, la Commission de politique extérieure ainsi que la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique, qu'il préside actuellement. La santé, un de ses principaux domaines de compétence, a toujours été un sujet qui lui tenait particulièrement à coeur, tout comme la formation. Au conseil, il préférait les interventions factuelles et réfléchies aux discours-fleuves, qui n'étaient pas son style.

Joachim Eder, c'est aussi un sens développé de la formule qui frappe et qui reste dans les mémoires: "Weiterhin Steuergelder fürs Übernachten im eigenen Bett!" (Heiterkeit) Cette phrase n'a pourtant pas réussi à nous donner mauvaise conscience et nous avons refusé de déclarer dans quelle chambre nous travaillons la nuit. (Hilarité)

Nun verlässt du den Rat nach zwei Legislaturen, lieber Joachim. Was immer deine Pläne sind - deine sechs Enkelkinder werden sicher einen grossen Platz in deinem zukünftigen Leben einnehmen. Wir danken dir herzlich für die gute Zusammenarbeit und entlassen dich mit den allerbesten Wünschen! (Beifall; der Präsident überreicht Herrn Eder ein Geschenk)

La voie qui a mené Peter Föhn à Berne était loin d'être toute tracée. En effet, lorsqu'il s'est porté pour la première fois candidat à un siège aux Chambres fédérales, nul ne pensait qu'il serait élu - même pas lui-même! Sa victoire a donc constitué une surprise générale. Malgré ce départ plutôt singulier, notre collègue semble avoir pris goût à la vie au Parlement, puisqu'il a passé pas moins de 24 ans dans ces murs: quatre législatures au Conseil national et deux au Conseil des Etats. Pour autant, il n'a pas pris ses distances avec son canton de Schwytz et sa commune de Muotathal, bien au contraire. Il faut dire que, avant d'entrer au Parlement, ses fonctions d'enseignant et de directeur d'école ainsi que son statut de personnalité active dans le monde du sport lui avaient permis de tisser des liens particulièrement forts avec sa terre d'origine.

Pour dépeindre Peter Föhn, permettez-moi justement de me référer au monde du sport. Ancien lutteur, notre collègue est toujours prêt à se jeter dans la mêlée lors des débats politiques. Il avait à coeur de défendre bec et ongles les positions tranchées qui étaient les siennes, sans se soucier du fait qu'il ait une majorité derrière lui ou non. Et même dans ces circonstances, il n'a jamais perdu son caractère cordial et jovial, prêt à trinquer à l'issue du combat.

L'autodétermination et l'indépendance sont deux principes qui ont guidé la politique de Peter Föhn. Ces principes, il les a défendus et appliqués sans compromis. Tel a notamment été le cas durant les huit années lors desquelles il a oeuvré au sein de la Commission des institutions politiques, commission qu'il a d'ailleurs présidée de 2015 à 2017. Il a également siégé à la Commission de gestion et à la Commission de l'économie et des redevances de notre Conseil.

Ebenfalls bestimmend für seine Politik war seine unternehmerische Tätigkeit als Gründer einer Küchen- und als Geschäftsführer einer Möbelfabrik. So engagierte er sich für eine prosperierende Wirtschaft und für staatliche Rahmenbedingungen, die dem Unternehmertum keine Steine in den Weg legen.

Mit Überzeugung setzte sich Peter Föhn für die Bewahrung von Bewährtem ein. Als Muotathaler, lieber Peter, wirst du nicht beleidigt sein, wenn ich dich als politisches Urgestein bezeichne: unumstösslich und unverrückbar. Du bist nicht der Typ, der sich von geschliffenen Voten blenden lässt. Dir ist es wichtig, dass das Schweizervolk das letzte Wort hat. Das hat es auch in Zukunft - selbst wenn es nicht immer danach [PAGE 997] ausgesehen hat. Wir werden dich und deine kernigen Voten vermissen. Merci! (Beifall; der Präsident überreicht Herrn Föhn ein Geschenk)

Après une législature à la Chambre haute, Philipp Müller a décidé de ne pas se représenter. C'est un homme doté d'un flair politique peu commun qui nous quitte. Philipp Müller a fait ses premières armes sur la scène locale et cantonale. Il a ensuite été élu au Conseil national en 2003, puis au Conseil des Etats en 2015. S'étant forgé durant toutes ces années une réputation d'homme politique solide et aux pieds bien sur terre, il est unanimement reconnu et respecté. Lorsqu'il a présidé le PLR, il a oeuvré au renouveau de l'image du parti, en faisant valoir sa personnalité directe et proche du peuple.

Philipp Müller est actuellement membre de la Commission des finances, de la Commission des institutions politiques et de la Commission de politique extérieure. Au début de son mandat au Conseil des Etats, il faisait aussi partie de la Commission des transports et des télécommunications.

Sein politisches Kernthema war schon immer die Ausländer- und Asylpolitik. Er trug in den letzten Jahren viel dazu bei, dass bei der Umsetzung der Ausschaffungs-Initiative und der Masseneinwanderungs-Initiative gangbare Lösungen gefunden wurden. Er trieb diese Kompromisse mit einer geschickt eingefädelten, parteiübergreifenden Zusammenarbeit voran. Dies zeigt zum einen, wie gut sich Philipp Müller im Ständerat eingelebt hat, nachdem er zuvor noch ein streitbares Mitglied der Grossen Kammer gewesen war, und zum andern zeigt es, dass er die politischen Möglichkeiten, die sich ihm im Ständerat boten, erkannt und gekonnt genutzt hat.

Zwar zieht sich Philipp Müller nun definitiv aus der Politik zurück, aber ausruhen wird er sich nicht: Er wird sich, so wie es seine Art ist, mit vollem Einsatz neuen beruflichen Projekten widmen und endlich auch mehr Zeit für seine Familie finden. Alles Gute, lieber Philipp! (Beifall; der Präsident überreicht Herrn Müller ein Geschenk)

J'aimerais terminer ces prises de congé par des remerciements appuyés et sincères à l'adresse de Madame Martina Buol, notre très dévouée secrétaire du Conseil des Etats et, à travers elle, je remercie aussi bien sûr toutes ses collaboratrices et tous ses collaborateurs.

Chère Martina, tu sais que je peux me faire le porte-parole de chacune et de chacun d'entre nous pour te remercier de ton engagement sans faille au profit du parfait fonctionnement des débats de notre Chambre haute. Mais bien plus que cela, avec les années qui passent, nous faisons petit à petit la découverte de l'ensemble des prestations que tu mets, avec tes collaboratrices et tes collaborateurs, à disposition de notre conseil et de ses membres et, j'ose le dire, jour et nuit, en Suisse et lors de nos voyages à l'étranger aussi. Discrétion, expérience, connaissance approfondie du Parlement, de ses organes, de ses règlements, de ses non-dits aussi, compétences linguistiques et dans divers domaines, engagement et dévouement, respect et souci du bien-être de chacune et de chacun, de peur d'en oublier, je stoppe ici la liste des qualités et des compétences que tu rassembles, toi et tes collaboratrices et collaborateurs, et mets au service du conseil et de chacune et chacun d'entre nous.

Merci, Martina, pour ton travail et ton engagement, ainsi que pour les moments de détente inoubliables que nous avons partagés. Je te remets également un souvenir en remerciement pour ton engagement particulier au profit de cette année présidentielle intense. Mes remerciements vont également à chacune et à chacun de tes collaborateurs, qui ont su si bien m'épauler durant toute cette année! (Applaudissements; le président remet un cadeau à Madame Buol)