preparatory:AB 25412
Cuche Fernand · Nationalrat · Neuenburg · Grüne Fraktion · 2002-09-25
Wortprotokoll
Le groupe écologiste peut souscrire entièrement à l'argumentation développée par Mme Sommaruga.
J'ai dit ce matin que, pour qu'un abri antiatomique puisse vraiment être efficace, il faudrait qu'il puisse suivre la personne qu'il est censé abriter, à l'image de l'escargot qui porte sa maison sur le dos. On aurait donc un APC sur le dos et son PC dans sa serviette! C'est dire que ça paraît difficilement supportable. Le fait de poursuivre le programme de construction d'abris de protection civile crée un sentiment de fausse sécurité. Comme je l'ai dit ce matin dans le débat d'entrée en matière, il nous paraît beaucoup plus important de s'interroger un peu plus longuement sur les causes des menaces, sur les causes des risques que nous encourons quotidiennement ou presque et d'essayer d'intervenir en amont pour prévenir ces risques.
A entendre l'intervention d'un certain nombre d'autorités communales, on observe aussi qu'il est de plus en plus difficile de faire comprendre et de faire accepter à la population des communes la nécessité de construire des abris antiatomiques. Et, quant à une multifonctionnalité de ces abris, comme je l'ai dit ce matin, s'ils peuvent faire office de carnotzet ou de dépôt, malheureusement ils ne servent pas une activité qui pourrait être essentielle comme tout simplement la conservation d'aliments en hiver, je pense aux légumes de garde ou aux fruits. Il est intéressant de voir que du côté du canton de Genève, qui a fait beaucoup pour la protection civile, on est en train de s'interroger sur un concept de sécurité et de souveraineté alimentaire et de voir dans quelle mesure on ne pourrait pas utiliser des espaces dans les immeubles pour stocker, comme je l'ai dit tout à l'heure, des fruits ou des légumes de garde. Reste que si l'on prend en considération certains risques, l'abri enterré peut encore être utile. Contrairement à ce que dit Mme Polla, je crois qu'un abri construit sur le sol, en évidence, ce n'est peut-être pas ce qu'il y a de mieux pour la protection de la population.
Alors, le groupe écologiste estime qu'il s'agirait peut-être de poursuivre la réflexion et de voir dans quelle mesure des régions en Suisse seraient particulièrement exposées, nous pensons spécialement aux régions de montagnes, je l'ai dit ce matin dans le débat d'entrée en matière, où des risques d'éboulements et d'avalanches existent. Dans ces situations-là, on peut concevoir que l'abri traditionnel peut être efficace, mais il faudrait essayer de définir de façon beaucoup plus précise les régions à risques, et maintenir, voire améliorer, la situation dans ces régions-là.
En conclusion, le groupe écologiste vous invite à soutenir la proposition de minorité Sommaruga.