Parmelin Guy · Bundesrat · 2020-03-03
Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2020-03-03
Wortprotokoll
Les importants volumes d'importation de céréales et de soja fourragers sont dus aux habitudes de consommation carnée de notre société, mais aussi à la surface agricole extrêmement restreinte de notre pays. Avec moins de 0,05 hectare de terre arable par habitant, il est en effet impossible de produire en Suisse la totalité des aliments pour animaux et des denrées alimentaires indispensables pour couvrir les besoins du pays. Une culture ne peut donc être étendue qu'au détriment d'une autre.
Les récentes statistiques indiquent un retournement de la tendance à la baisse qu'a connue la production de céréales fourragères. En raison, notamment, des stocks importants de blé panifiable accumulés de 2017 à 2019, les producteurs se tournent vers la production de blé fourrager. Près de 90 pour cent de l'énergie assimilable et environ 85 pour cent des protéines de l'alimentation du bétail laitier proviennent de la production indigène. La Confédération encourage déjà une production d'aliments pour animaux adaptée aux conditions locales, en versant chaque année 110 millions de francs sous forme de contributions pour la production de lait et de viande basée sur les herbages.
Finalement, le Conseil fédéral a déjà pris position plusieurs fois sur la question d'une contribution liée à la surface pour les céréales fourragères, dans sa réponse aux interpellations Eberle 13.4109 et Grin 13.4292. Qui plus est, votre conseil a déjà rejeté l'initiative parlementaire 14.409, "Mesures contre le bilan catastrophique des fourrages concentrés".
Pour toutes ces raisons, le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.