Thorens Goumaz Adèle · Ständerat · 2020-06-17
Thorens Goumaz Adèle · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2020-06-17
Wortprotokoll
La minorité I demande donc d'augmenter de 10 millions de francs le crédit pour les organisations du domaine de la formation continue. Leur rôle est central en matière de promotion des offres de formation continue et de développement de nouveaux cours. Ces organisations encouragent en outre l'innovation, la transparence et la qualité sur le marché de la formation continue.
Ces tâches sont essentielles au moment où nos attentes envers les cantons en matière de formation continue augmentent. Les cantons sont en effet invités à doubler au moins la participation aux cours de compétences de base pendant ces quatre prochaines années. Or, le projet, en l'état, ne leur donne pas les moyens de le faire correctement. L'atteinte d'un tel objectif implique en effet un important travail de promotion auprès des publics cibles concernés.
C'est précisément ce que font les organisations de la formation continue. Elles constituent des multiplicateurs centraux qui soutiennent les cantons pour mobiliser les participants potentiels et stimuler la demande. Ces tâches ne peuvent être assumées par les administrations publiques. Dès lors, le projet manque de cohérence de ce point de vue et devrait être complété.
Comme vous le savez, la formation continue est d'une grande importance pour notre économie et pour notre société, en particulier à un moment difficile comme celui que nous traversons actuellement. Elle permet de renforcer la cohésion sociale et d'atténuer les conséquences des crises économiques pour la population. Le fait d'investir dans la formation continue fait précisément partie des dernières recommandations de l'OCDE dans le cadre de la gestion de la crise liée au Covid-19. C'est maintenant que nous devons agir, plus que jamais.
L'accès à la formation continue est particulièrement décisif, en période de crise, pour les personnes les plus menacées, parce qu'elles ne disposent justement pas d'une base solide de formation. Il faut impérativement améliorer leur degré d'employabilité. Or ce sont ces personnes, actuellement, qui profitent le moins de l'offre en formation continue. Les titulaires d'un diplôme universitaire participent quatre fois plus souvent à une formation continue que les personnes sans formation postobligatoire. Il s'agit dès lors de déployer des efforts particuliers pour atteindre ces personnes ayant des compétences de base insuffisantes, alors que les conditions sur le marché du travail risquent de devenir plus difficiles. Les administrations cantonales ne peuvent effectuer ce travail de promotion sans un soutien renforcé des organisations de formation continue.
Je vous encourage dès lors à suivre ma minorité pour permettre aux cantons d'atteindre les objectifs que nous leur avons fixés.