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Chiesa Marco · Ständerat · 2021-03-17

Chiesa Marco · Ständerat · Tessin · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2021-03-17

Wortprotokoll

En matière d'asile, le Conseil fédéral définit les objectifs de la Suisse de manière claire: permettre aux personnes ayant besoin de protection d'être protégées en Suisse et s'assurer que les autres quittent le pays le plus vite possible.

Cet objectif de protection d'autrui ne doit en aucun cas se faire à l'encontre de la sécurité des Suissesses et des Suisses, ainsi que des autres résidents de notre pays. Pourtant, le Conseil fédéral ne semble pas prendre la mesure du danger que peuvent représenter des personnes radicalisées dissimulées parmi les migrants. Nombre de terroristes sont entrés en Europe en se faisant passer pour des réfugiés. Les experts estiment que l'on parle pour le moins de centaines de personnes. C'est notamment le cas de plusieurs membres de la cellule terroriste qui a semé la terreur à Paris, en novembre 2015, faisant 130 morts et plusieurs centaines de blessés, et à Bruxelles, en mars 2016.

En Suisse, le Service de renseignement de la Confédération recommande chaque année le rejet de plusieurs demandes d'asile en raison de doutes significatifs concernant la sécurité. Pourtant, durant l'analyse de leur dossier, les migrants sont autorisés à se déplacer librement en Suisse. Lorsqu'un migrant est considéré comme dangereux, il arrive qu'il ait déjà quitté le pays. Une telle situation est inacceptable. Comment justifier auprès des résidents de notre pays que le confort des personnes que l'on souhaite protéger passe avant la sécurité de la population locale? Peut-on accepter que les migrants qui représentent une menace selon notre service de renseignement disparaissent des écrans radars, libres de participer à la radicalisation des personnes les plus vulnérables ou même, dans une hypothèse plus dramatique, de commettre des actes de terreur?

Au nom de la sécurité de nos concitoyens, nous attendons une véritable action du Conseil fédéral. Les immigrants illégaux dont on ne peut pas exclure qu'ils représentent une menace, en raison de doute sur leur identité ou leur lieu d'origine, doivent être placés sous surveillance jusqu'à ce que ce doute soit levé.