Cassis Ignazio · Bundesrat · 2021-06-15
Cassis Ignazio · Bundesrat · Tessin · 2021-06-15
Wortprotokoll
Monsieur le conseiller national Cottier, vous l'avez entendu, parmi les premières mesures prises par le Conseil fédéral pour aller de l'avant avec une consolidation de la voie bilatérale, comme vient de le dire M. Nussbaumer, il y a d'abord la libération de la contribution solidaire destinée à certains pays de l'Est de l'Union européenne - elle a d'ailleurs déjà été décidée par le Parlement. Ensuite, il y a l'établissement d'un dialogue politique structuré. C'est quand même assez bizarre que nous ayons ce genre de dialogue avec tous les pays voisins, mais pas avec la Commission européenne. Or, c'est la Commission européenne qui, de plus en plus, définit les "Rahmenbedingungen", les règles de fond, afin que les pays voisins aient des relations avec nous. Il s'agit donc bel et bien de définir un cadre dans lequel nous pouvons, une fois par année, échanger au niveau politique. Il y a évidemment beaucoup d'échanges avec les collaborateurs de l'administration, mais cela n'est pas au niveau politique.
L'offensive diplomatique, oui, nous sommes en train de la faire. Nous avons fait une démarche auprès des 25 représentations diplomatiques que la Suisse a dans les pays de l'Union européenne avant que la décision soit prise pour leur dire ce qu'on a dit à Bruxelles, soit que le Conseil fédéral était prêt à signer si les positions bougeaient substantiellement sur ces trois éléments. Nous l'avons fait, nous avons eu des réponses. Nous avons mené une deuxième offensive diplomatique, une fois que le Conseil fédéral a pris sa décision, pour expliquer qu'il ne s'agit pas du Brexit de la Suisse, mais que c'est un non à cette voie qui voulait renforcer la voie bilatérale, donc il faut en trouver une autre.